L’Installation des Chambres criminelles retarde le procès de Tahibou Ndiaye, le Bâtonnier dénonce



Les Chambres criminelles de grande instance de Dakar viennent d’être installées en présence du premier Président de la Cour d’Appel de Dakar, le Procureur général près la Cour de Dakar, le Procureur de la République et le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Ces chambres remplacent la Cour d’assises avec la nouvelle réforme judiciaire. "La loi Latif Gueye qui criminalise le trafic de drogue doit être abrogée". C’est ce qui ressort de l’intervention de Me Mbaye Gueye, le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats. Selon lui, le trafic de drogue est un flagrant délit et doit être jugé au Tribunal des flagrants délits.


L’instruction n’a rien à voir avec le trafic de drogue. La robe noire s’est par ailleurs opposée à la disparition de l’enquête de moralité au niveau des Chambres criminelles. Les juges vont juger des dossiers et non des individus car ne connaissant pas la moralité des prévenus, relaie la radio Sud fm.  La Cour d’Assisses devenue maintenant Chambres criminelles va juger au total quarante (40) dossiers au total dont trente (30) affaires de drogue et dix (10) crimes de sang. Les audiences vont  se poursuivre jusqu’au 10 juillet.
 

L’installation s’étant faite à la salle 4, c’est le procès de l’ancien Directeur général du Cadastre et ses présumés complices qui est ainsi retardé. Et les plaidoiries maintenant entamées, c’est l’Agent Judiciaire de l’Etat (AJE) qui est à la barre. Ce dernier n’arrive pas à comprendre selon ces propres termes, que Tahibou Ndiaye puisse justifier ses avoirs par des dons. Selon lui, cela ne fait aucun doute que Tahibou Ndiaye a pillé les ressources foncières de l’Etat. 


Lundi 29 Juin 2015 - 12:33



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter