L'ONU exhorte les Etats membres à protéger les enfants dans les zones de conflit

A l'occasion d'un débat du Conseil de sécurité de l'ONU sur les enfants et les conflits, deux hauts responsables de l'ONU ont appelé jeudi les Etats membres et la communauté internationale à tout faire pour protéger les enfants affectés par les conflits et à mettre fin à l'impunité s'agissant des violations dont ils font l'objet.



La Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui (troisième à partir de la gauche) lors d’une visite à Yola, au Nigéria.
La Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui (troisième à partir de la gauche) lors d’une visite à Yola, au Nigéria.
« Partout dans le monde, des milliers d'enfants ont souffert d'actes qu'aucun enfant ne devrait subir. Ils ont été tués, mutilés, recrutés de force, torturés et abusés sexuellement. Leurs écoles ont été détruites », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, présentant aux membres du Conseil les conclusions de son rapport sur les enfants et les conflits armés en 2014.
« Et, ce qui est une tendance inquiétante, les enlèvements ont augmenté de manière drastique », a-t-il ajouté, précisant que des groupes armés, tels que l'Armée de résistance du Seigneur, ont kidnappé des milliers d'enfants en 2014.
M. Ban s'est aussi indigné du fait que des groupes terroristes comme Daesh (autrement appelé l'Etat islamique d'Iraq et du Levant) et Boko Haram utilisent désormais les enlèvements d'enfant comme des tactiques pour terroriser les populations et prendre pour cible un groupe ethnique ou religieux en particulier.
Le chef de l'ONU a par ailleurs salué les progrès réalisés sur la question du recrutement des enfants dans les conflits armés, notamment grâce à la campagne onusienne « Children, Not Soldiers » (« Enfants, pas soldats »).
« Nous nous rapprochons de plus en plus d'un monde dans lequel aucun enfant ne porterait d'uniforme gouvernemental et ne participerait à des combats », a-t-il dit.
A ce titre, le Secrétaire général s'est félicité de la libération de 1.757 enfants par la Faction cobra au Soudan du Sud.
« Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin aux violations graves contre les enfants perpétrées par des groupes armés non étatiques », a mis en garde M. Ban, un constat valable selon lui aussi bien dans leur pays d'origine que dans les pays où les enfants trouvent refuge.
« Les enfants peuvent traverser la frontière pour fuir les conflits, mais cela ne signifie pas qu'ils sont à l'abri de leurs effets – ils ont besoins d'interventions de protection urgentes et soutenues », a insisté le Secrétaire général.


Jeudi 18 Juin 2015 - 16:21



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