L'absence de DSK au FMI se fait déjà ressentir

Le FMI a réuni hier lundi son conseil d'administration qui n'a pas engagé de procédure disciplinaire à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn. Le conseil se contente d'affirmer suivre de près l'évolution de la situation. Le numéro deux de l'organisation a repris les dossiers, parmi lesquels celui de la crise de la dette au sein de la zone euro, discuté et débattu hier par les ministres des Finances de l'Eurogroupe à Bruxelles où l'absence de DSK était palpable.



L'absence de DSK au FMI se fait déjà ressentir
L’absence surtout ressentie a été celle du très habile négociateur qui aura été le promoteur auprès des Européens des plans de sauvetage des pays les plus fragilisés de la zone euro, pour lesquels le FMI, sous la férule de DSK, aura accepté de supporter le tiers des fonds nécessaires.

C’est aussi Dominique Strauss-Kahn qui n’aura eu de cesse de convaincre les plus réticents des Etats de l’euro-zone de mettre la main au portefeuille. « La solidarité n’est pas seulement un devoir, disait-il, c’est aussi et surtout, l’intérêt de chacun que la zone euro reste crédible ».

Le fauteuil qu’aurait dû occuper hier Dominique Strauss-Kahn a accueilli l’un des directeurs généraux adjoints du FMI, Nemat Shafik, étoile montante de la finance publique internationale, mais qui n’occupe ces fonctions que depuis le mois dernier.

Malgré cette absence, les ministres des Finances de la zone euro ont tout de même pris des décisions, notamment celle d’apporter une aide au Portugal d’un montant total de 78 milliards d’euros sur sept ans et six mois, au taux moyen de 5,1 %. Dix-huit milliards seront mis à disposition de Lisbonne dès la fin de ce mois.

Rfi

Mardi 17 Mai 2011 - 10:29



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