L'appel de Mahamat Kamoun

Le Premier ministre centrafricain appelle ses compatriotes à reprendre leurs activites quotidiennes dès ce lundi matin. Cette requête intervient cinq jours après la reprise d'affrontements intercommunautaires.



La présidente Catherine Samba Panza "doit engager une série de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la nation.
La présidente Catherine Samba Panza "doit engager une série de rencontres avec l'ensemble des forces vives de la nation.

C'est par un appel lancé à la radio nationale centrafricaine que Mahamat Kamoun, le premier ministre s'est adressé tant aux travailleurs du secteur public que privé, ainsi qu'aux banques, aux commerces, aux entreprises et à l'administration.

Il leur a demandé de reprendre le chemin du travail dès ce lundi 13 octobre 2014.

Il a affirmé que "le gouvernement a d'ores et déjà pris toutes les dispositions afin que cette reprise se fasse dans les conditions de quiétude et de sécurité nécessaires" alors que de nombreuses rues de Bangui de la capitale sont toujours bouchées par des barricades.

Mahamat Kamoun a ajouté que tous les acteurs impliqués dans le processus de transition sont également exhortés à gérer les divergences politiques en privilégiant l'intérêt de la nation conformément à l'esprit de l'accord de paix de Brazzaville du 23 juillet 2014 librement signé par tous.

Négociations

Il a également donné l'information selon laquelle la présidente Catherine Samba Panza allait entamer une suite de rencontres avec l'ensemble des forces vives afin "de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections".

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades ont été dressées par des individus disant appartenir aux milices chrétiennes anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de Bangui, puis jeudi dans le centre-ville. Des affrontements violents ont opposé ces miliciens aux forces étrangères déployées à Bangui.

Le ton accusateur même s'il n'a nommé personne, le Premier ministre Mahamat Kamoun a indiqué que plusieurs renseignements recoupés indiquent que certaines personnalités politiques et militaires sont bien impliquées dans les distributions d'armes et d'argent qui ont alimenté ces violences.


BBC Afrique

Lundi 13 Octobre 2014 - 09:29



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