L’armée nigériane affirme savoir où sont les lycéennes enlevées

Peut-être un espoir pour les lycéennes enlevées le 14 avril dernier par Boko Haram à Chibok, dans le nord-est du Nigéria, et leurs familles : le chef d’état-major de l’armée de l’air, Alex Badeh, a déclaré, lundi 26 mai, que l’armée nigériane sait où se trouvent les jeunes filles, sans préciser l’endroit.



« La bonne nouvelle pour les parents des filles est que nous savons où elles sont, mais nous ne pouvons pas vous le dire, a déclaré Alex Badeh. Mais là où elles sont détenues, pouvons-nous y aller par la force ? Nous ne pouvons tuer nos filles en essayant de les récupérer. »

Si elle sait où se trouvent les lycéennes enlevées mi-avril par le groupe terroriste Boko Haram, l’armée nigériane exclut donc d’utiliser la force pour les sauver.

Sept semaines après le rapt des 276 jeunes filles dans un établissement scolaire du
village de Chibok, 223 sont toujours captives. L’enlèvement avait provoqué une vive émotion et une mobilisation internationale pour les retrouver. Cette déclaration de l’armée nigériane est la première à susciter de l’espoir.

Accord annulé

Un accord était sur le point d'être conclu pour sauver les lycéennes en échange de prisonniers de Boko Haram - demande exprimée par les terroristes - mais il avait été annulé à la dernière minute, ce week-end. Le président du Sénat nigérian, David Mark, a, en effet, assuré exclure de faire affaire avec Boko Haram. « Ce gouvernement […] n'échangera pas des gens contre des criminels. Un criminel sera traité comme un criminel », a-t-il dit selon la presse locale.

Depuis l'enlèvement des jeunes filles, pas moins de 470 civils ont été tués par Boko Haram, qui dit combattre pour établir un Etat islamique au Nigeria.

 

RFI

Mardi 27 Mai 2014 - 09:52



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