L’armée sud-soudanaise prête à passer à la contre-offensive à Malakal

La situation était toujours tendue ce jeudi 20 février dans la ville sud-soudanaise de Malakal, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil. L'armée se dit sur le point de lancer une contre-offensive pour chasser les rebelles partisans l'ex-vice-président Riek Machar.



Trois jours après la rupture du cessez-le-feu, la ville de Malakal est toujours coupée en deux. Au nord, les troupes gouvernementales fidèles au président Salva Kiir tiennent leurs positions. Au sud, la ville est tenue par les rebelles, partisans de l'ex-vice-président Riek Machar.

Le centre de Malakal n’a pas connu ce jeudi des combats comparables à ceux, intenses, des deux jours précédents. Des pillages et des exactions sont cependant toujours signalés. Des sources indépendantes citées par l'AFP décrivent des rues jonchées de cadavres. Chaque camp s'accuse mutuellement d'être responsable d'assassinats de civils jusque dans les hôpitaux.

Ce jeudi soir, le porte-parole de l'armée sud-soudanaise annonçait une fois de plus l'imminence d'une contre-offensive pour reprendre la totalité de cette ville stratégique, capitale de l'État pétrolier du Haut-Nil. Mais après leur offensive de mardi matin, rompant le cessez-le-feu du 23 janvier, les rebelles n'ont pas encore été délogés.

Depuis le 15 décembre et le début de ce conflit armé  entre le président du jeune Soudan du Sud et son ancien vice-président, les combats ont déjà fait plus d'un millier de morts et près de 900 000 déplacés. Dans le même temps, les négociations de paix  se poursuivent dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba pour tenter de trouver une issue à ce conflit à connotation communautaire mais initialement politique entre Riek Machar et Salva Kiir.


RFI

Vendredi 21 Février 2014 - 09:35



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