L'assaillant de Westminster, un délinquant bien connu des services de police

Trafalgar Square s'est transformé en mémorial le temps d'une soirée jeudi 23 mars. Des centaines de personnes se sont rassemblées sur cette place emblématique au cœur de Londres pour rendre hommage aux quatre victimes des attentats de mercredi dans la capitale britannique. Des attaques revendiquées par le groupe Etat islamique. L’enquête progresse, 8 personnes ont été interpellées et l'auteur de l'attaque, qui a été abattu devant le Parlement, a été formellement identifié.



L'assaillant de Westminster, un délinquant bien connu des services de police
Khalid Masood avait 52 ans. Britannique converti à l'islam, il était né dans le Kent sous le nom d’Adrian Elms et vivait ces dernières années dans le West Midlands - c’est-à-dire la région de Birmingham - avec sa femme et un ou plusieurs enfants, selon la presse.

Connu sous différentes identités, Khalid Masood avait eu de nombreux démêlés avec la justice. Arrêté une première fois à 19 ans, l'homme avait par la suite été condamné pour « possession d'armes », « agressions » et « désordre public ».

Mais aucun acte terroriste n'a été relevé dans son passé avant cette attaque, revendiquée par l'État islamique. Theresa May a juste indiqué qu’il y a quelques années, il avait fait l'objet d'une enquête du MI5, le service de renseignement intérieur, en lien avec « l'extrémisme violent », mais la Première ministre a précisé qu'il n'était alors qu'un « personnage périphérique ».

Selon le quotidien The Guardian, Masood ne figurait d’ailleurs pas sur la liste du MI5 des 3 000 personnes les plus susceptibles de commettre un acte terroriste. La police estime qu’il a plutôt été « inspiré par le terrorisme international ».

Des éléments sur la préparation de l'attaque

La voiture de location utilisée lors de l’attentat a été louée dans une agence située dans la région de Birmingham. C’est sans doute cet élément-là qui a permis aux enquêteurs, à la fois d’identifier l’auteur de l’attentat et ensuite de mener plusieurs arrestations dans cette ville, notamment dans l’appartement où Khalid Masood aurait peut-être - c’est encore à déterminer - résidé dans les mois qui ont précédé son acte terroriste.

Selon la BBC, lorsqu'il a loué la voiture, Khalid Masood s'est présenté comme « enseignant » bien que selon plusieurs médias, il n’ait jamais travaillé dans aucune école publique. A l’agence de location, l’homme aurait dit dans l’heure qui a suivi sa réservation, qu’il n’avait plus besoin du véhicule.

La suite est extrêmement floue puisqu’il a clairement changé d’avis et pris une chambre d’hôtel à Brighton, une station balnéaire à une heure et demie de route de la capitale et simplement dit au personnel en partant le matin qu’il allait à Londres, une ville qui selon lui « n’était plus ce qu’elle était ».

L’attention de la police et des médias britanniques devrait de nouveau se concentrer sur la ville de Birmingham, une ville considérée comme un vivier du jihadisme britannique. Plusieurs de ses habitants par le passé ont déjà été associés de près ou de loin à des affaires de terrorisme islamique.

Avec RFI

Ousmane Demba Kane

Vendredi 24 Mars 2017 - 09:12



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