« L'erreur » qui a failli profiter à Aïda Ndiongue et déjouée par Demba Kandji.



« L'erreur » qui a failli profiter à Aïda Ndiongue et déjouée par Demba Kandji.

Pour peu Aida Ndiongue, qui séjourne à la maison d'arrêt pour les femmes (Maf) de Liberté 6, allait sortir des griffes de la Justice. Elle est retenue en prison pour l'affaire d'escroquerie sur les deniers publics pour faux et usages de faux. Mais une « erreur » du procureur de la République en charge du dossier a failli « vicier » la procédure.


Selon les sources proches du dossier, la chambre d'accusation était à deux doigts d'annuler la procédure lorsque le premier président de la cour d'appel, Demba Kandji s'est auto saisi pour dessaisir les magistrats qui étaient en charge du dossier. Une affaire qui fait toujours grincer les dents au moment où le verdict n'est toujours pas rendu.


Le procureur de la République Bassirou Gueye estime qu'il a agi en toute légalité en suivant scrupuleusement les règles du code de procédure pénale, les avocats d'Aïda Ndiongue eux pensent qu'il n'a pas respecté les droits de la défense. Me Mbaye Jacques Ndiaye, avocat de la défense et ses collègues du dossier soutiennent que « le maître des poursuites » n'a pas quantifié le montant du préjudice reproché à leur cliente lorsqu'il établissait son réquisitoire introductif, document par lequel, il a saisi le magistrat-instructeur pour demander son inculpation et son placement en mandat de dépôt. Ce faisant, il a vicié la procédure car pense-t-il, la quantification du préjudice est une condition essentielle en matière d'escroquerie ou de détournement de deniers public.


Constatant les défauts de procédure, les avocats d'Aïda Ndiongue déposent une requête auprès de la chambre d'accusation pour annuler la procédure. La date du délibéré est fixée puis proroger à plusieurs reprises. Mis au courant de la requête pour annulation de la procédure, le premier président de la cour d'appel, Demba Kandji dessaisit immédiatement le juge devant rendre le verdict de l'annulation initié par les avocats de la défense et en choisi d'autres. Les avocats d'Aïda Ndiongue voient rouge et déposent des observations écrites. Le verdict n'est toujours pas rendu, mais, selon l'Observateur, Aïda Ndiongue a vu le dossier se corser d'avantage avec des mises en demeure de la Crei.



Mardi 8 Avril 2014 - 13:37



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