L'ex-chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic fait appel de sa condamnation

Plus de vingt ans après les accords de Dayton et la fin de la guerre de Bosnie, l'ancien chef politique des Bosno-Serbes, Radovan Karadzic, avait été condamné le 24 mars dernier à 40 ans de prison par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. A 70 ans, il avait été arrêté en 2008 à Belgrade après treize ans de cavale. Au centre de ce procès entamé en 2009 figuraient les 44 mois du siège de Sarajevo et surtout le massacre de 8 000 musulmans à Srebrenica en juillet 1995. Radovan Karadzic avait été reconnu coupable de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.



Sa condamnation n'a pas fait dévier d'un iota Radovan Karadzic de sa ferme conviction qu'il est l'objet d'une persécution politique et qu'à travers lui, ce sont tous les Serbes de Bosnie qui sont visés.
 
Dans les motivations de son appel, il estime que les juges se sont fondés sur des présomptions et non sur des preuves. Radovan Karadzic cite cinquante motifs d'appel contre sa condamnation. Son procès affirme-t-il, n'a pas été conduit de manière équitable, car les juges du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) « ne connaissent rien de la région, de sa culture, de ses langues ou de son histoire ».
 
De son côté, le procureur du TPIY, Serge Brammertz, a lui aussi déposé un appel, avec seulement pour sa part quatre motivations. Malgré sa satisfaction de voir Radovan Karadzic condamné pour génocide à cause du massacre de Srebrenica, il n'avait pas caché son intention de faire appel, estimant que quarante ans lui paraissaient trop peu et que selon lui Radovan Karadzic aurait aussi dû être condamné pour génocide au titre de massacres commis ailleurs en Bosnie.
 

Source: Rfi.fr


Samedi 23 Juillet 2016 - 00:58



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