L'opposition congolaise déçue de ne pas voir certains prisonniers politiques graciés

A l'issue des concertations nationales congolaises, le président Joseph Kabila a annoncé une mesure de grâce en faveur des prisonniers. L'ordonnance publiée mercredi 23 octobre dans la nuit, est aujourd'hui sujet à controverse dans le pays. L'opposition se dit déçue.



Eugène Diomi Ndongala fait partie des prisonniers qui ne devraient pas être graciés. AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNA
Eugène Diomi Ndongala fait partie des prisonniers qui ne devraient pas être graciés. AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNA
Difficile de parler de grâce présidentielle pour Jean-Bertrand Ewanga, le secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, parti de l’opposition qui a refusé de participer aux concertations nationales. « C’est plutôt une commutation, une réduction et une remise de peine et nous disons que Monsieur Kabila ne doit pas tellement provoquer notre peuple. Des innocents sont gardés dans les prisons : Diomi Ndongola et beaucoup d’autres. Ils sont sacrifiés simplement parce qu’ils sont les prisonniers d’un homme. »
 
Pour les Forces acquises au changement (FAC), qui avaient des représentants au forum initié par le président Kabila, la démarche est loin d'aller dans le sens d'une cohésion nationale. Lisanga Bonganga, le modérateur de cette plateforme politique estime que « ça n’amène pas la cohésion, raison pour laquelle, comme nous sommes une opposition constructive, nous avons proposé qu’il puisse se rattraper au niveau de la loi sur l’amnistie ».
 
Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 25 octobre, les FAC ont plaidé pour un gouvernement de cohésion nationale, dirigé par l’opposition.

Source : Rfi.fr

 

Dépéche

Samedi 26 Octobre 2013 - 11:37



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