L’ultime combat de Tanor Dieng

En 2011 quand il promettait dans les colonnes de Jeune Afrique : "Quoi qu’il arrive le 26 février, ce sera ma dernière candidature. […] Que je perde ou que je sois élu, je laisserai la place à la tête du PS aux jeunes générations", Ousmane Tanor Dieng ne savait pas qu’il aurait à gérer les cas Khalifa et Aissata au sein du PS. Il ne savait surtout pas que Macky Sall allait remporter la présidentielle et réduire le PS au statut de parti-allié dont les ambitions doivent être tues pour ne pas gêner plus grand que soi.



Après avoir « liquidé » ces deux adversaires internes, Ousmane Tanor Dieng fait désormais face à un gros poisson
Après avoir « liquidé » ces deux adversaires internes, Ousmane Tanor Dieng fait désormais face à un gros poisson
Face à une situation politiquement inconfortable, Ousmane Tanor Dieng a remis sa promesse de 2011 aux calendes grecques. Point d’alternance à la tête du PS. Mieux, le secrétaire générale exclu les voix discordantes comme Malick Noël Seck qui ont très tôt dénoncé l’inféodation à Macky et isole les ambitieuses comme Aïssata Tall qui veulent être calife à la place du calife. Cette dernière n’est plus qu’une simple militante après qu’Abdoulaye Wilane a été promu porte-parole.

Après avoir « liquidé » ces deux adversaires internes, Ousmane Tanor Dieng fait désormais face à un gros poisson dont la candidature est érigée en « demande sociale » par certains de ces soutiens au point de huer le secrétaire général sous le regard bienveillant et le sourire en coin de l’objet de cette démonstration de joie. Khalifa Sall, pour ceux qui le connaissent, peut être redoutable en politique. Est-il en train de dérouler en catimini une stratégie pour forcer la main à celui qui ne veut pas lâcher les commandes et remettre en cause l’alliance avec Macky Sall? Tout semble confirmer cette hypothèse. Les mouvements de soutien à la gloire de Khalifa Sall se multiplient, les appels à la candidature aussi. Pendant ce temps Khalifa Sall ne dit rien. On imagine mal ses proches collaborateurs et certains de ses soutiens politiques plaider la cause de sa candidature sans son onction. Une évidence!
 


Mercredi 13 Janvier 2016 - 11:11



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