La CPI confirme un mandat d’arrêt émis à l’encontre de l’Ivoirien Charles Blé Goudé

Charles Blé Goudé, l'ancien leader des Jeunes Patriotes, proche de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, est visé par un mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale (CPI). L’existence de ce mandat, émis en décembre 2011 pour des crimes contre l'humanité commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011, n'a été confirmée que ce mardi 1er octobre 2013. Ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé a été arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d'un an et demi de cavale et extradé dès le lendemain vers la Côte d'Ivoire où il est, depuis, détenu.



La CPI confirme un mandat d’arrêt émis à l’encontre de l’Ivoirien Charles Blé Goudé

Rappelons qu'après Laurent Gabgbo et son épouse, Simone, Charles Blé Goudé est le troisième suspect à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour les violences post-électorale de 2011.

La justice ivoirienne acceptera-t-elle que Charles Blé Goudé soit transféré à La Haye pour y être jugé ? Abidjan a « pris acte » de la décision de la CPI et répondra à la CPI « le moment venu », a déclaré le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné. De son côté, Hervé Gouaméné, l'un des avocats de Charles Blé Goudé, joint par RFI, se dit opposé à ce transfert.
 

« La CPI a émis un mandat d’arrêt pour des faits pour lesquels Charles Blé Goudé fait déjà l’objet de poursuites devant la juridiction répressive ivoirienne. De sorte que, pour nous, il y a un problème d’incompétence de la CPI puisque les statuts de Rome disent que la CPI a une compétence subsidiaire relativement aux juridictions nationales et donc, si le gouvernement de Côte d’Ivoire entend répondre favorablement à cette demande, nous allons donc plaider l’exception des compétences de la CPI ».

Il a, par ailleurs, tenu à souligner qu’en Côte d’Ivoire, il existe une Constitution, un code de procédure pénale qui garantissent également et suffisamment les droits de la défense. Des textes – espère l’avocat de Charles Blé Goudé – que les autorités ivoiriennes finiront par appliquer car, conclut-il « ces dernières n’ont pas forcément besoin du jugement de la CPI pour que les droits de la défense soient respectés ».


Rfi.fr

Mercredi 2 Octobre 2013 - 10:36



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