La Centrafrique échappe à une crise politique

Dans le contexte de catastrophe humanitaire et securitaire que connait la Centrafrique, le spectre d'une crise ouverte qui menaçait au sommet de l'Etat semble s'éloigner. Le week-end dernier, le président de la transition, Michel Djotodia, a limogé de manière unilatérale trois ministres et le directeur du Trésor, sans avoir consulté le Premier ministre Nicolas Tiangaye, comme le prévoit pourtant la charte de la transition. Ces deux derniers jours, les deux têtes de l'exécutif, ainsi que le président du Conseil national de la transition, se sont réunis pour aplanir leurs différends et sont parvenus à un accord.



Le duo au pouvoir à Bangui, après l'éviction du président déchu François Bozizé, Michel Djotodia (G) et Nicolas Tiangaye, le 30 mars 2013. REUTERS/Alain Amontchi
Le duo au pouvoir à Bangui, après l'éviction du président déchu François Bozizé, Michel Djotodia (G) et Nicolas Tiangaye, le 30 mars 2013. REUTERS/Alain Amontchi

La réunion a duré à peine plus d'une heure. En présence des représentants du comité de suivi et de l'Union africaine notamment, Michel Djotodia a donc discuté avec le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président du Conseil national de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet. « L'esprit de dialogue, l'esprit de consensus a prévalu face à ce que la situation commande », racontait hier à RFI le Premier ministre Tiangaye.

 

Les deux têtes de l'éxécutif, dont les relations sont notoirement difficiles, sont parvenues à un accord politique. Concrètement, cela signifie qu'avant la fin du mois, il sera procédé à un « réaménagement technique » - comprendre un remaniement partiel du gouvernement - en tenant compte de l'équilibre des forces politiques.
 

Le président du CNT se dit « très satisfait, parce que quand nous voyons ce qui se passe aujourd'hui dans le pays, l'insécurité, la crise humanitaire, et si l'on ajoute cela une crise politique, on se dirige vers le chaos total ».
 

Comme lui, chacun semble heureux de pouvoir désamorcer la crise politique qui se profilait, et refermer rapidement la parenthèse née de ce quadruple limogeage le week-end dernier.

« On se sert les coudes face à cette crise humanitaire majeure », nous expliquait hier soir Nicolas Tiangaye.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Jeudi 19 Décembre 2013 - 10:22



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter