La Chine face aux questions sécuritaires en Afrique

Le président Xi Jinping poursuit son « rêve chinois » de grandeur retrouvée. Et n'hésite pas à étaler la force militaire de la République populaire. Ce jeudi 3 septembre à Pékin a lieu un défilé militaire à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, des chefs d'Etat étrangers y sont conviés, notamment des Africains. Une façon de les rassurer. Car aujourd'hui, les ressortissants chinois sont exposés sur le continent, où la présence humaine et économique a augmenté.



Plusieurs chefs d'Etat africains ont été invité aux commémorations, dont le président soudanais Omar el-Béchir, ici avec Xi Jinping. REUTERS/Parker Song/Pool
Plusieurs chefs d'Etat africains ont été invité aux commémorations, dont le président soudanais Omar el-Béchir, ici avec Xi Jinping. REUTERS/Parker Song/Pool

L'implication croissante de la Chine dans les questions sécuritaires africaines est aujourd'hui remarquée même si elle demeure toujours discrète. Entre l’envoi de casques bleus au Liberia, au Sahara occidental, en Côte d'Ivoire et plus récemment au Mali, plus de 2,5 millions de dollars injectés pour l’équipement et l’entraînement du contingent ougandais de l’Amisom, ainsi que des équipements de communication tactique offerts au Kenya, la Chine semble bien décidée à protéger ses intérêts sur le continent.

Il faut dire que depuis quelques années, Pékin s’est retrouvé exposé aux attaques terroristes en Afrique. On se souvient des attaques menées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre des convois de travailleurs chinois en Algérie. Plus récemment, lors des attentats de Nairobi  impliquant les shebabs somaliens, des ressortissants chinois ont été tués ou blessés. Des travailleurs pétroliers chinois sont également la cible des mouvements rebelles.

Tout en assurant donc la sécurité de ses ressortissants et la sauvegarde de ses intérêts économiques, « l’empire du Milieu » rassure ses partenaires économiques africains etrenforce son prestige auprès d’eux. Mais alors qu'elle ne proposait pas de déploiement de soldats sur leur sol - une différence notable avec la France ou les Etats-Unis -, la Chine est désormais intéressée par des bases militaires. En négociation actuellement : le port stratégique de Djibouti.


Rfi

Jeudi 3 Septembre 2015 - 09:10



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