La Communauté internationale salut les Législatives sénégalaises : Des élections législatives libres et transparentes malgré un faible taux de participation

L’Union africaine (UA), la Plateforme de veille des femmes pour des élections apaisées au Sénégal, le Réseau des observateurs citoyens (RESOCIT) et Gorée Institute ont exprimé à l’unanimité leur satisfaction pour les élections législatives libres et transparentes qui se sont tenues au Sénégal le 1er juillet 2012 malgré une participation citoyenne très faible.



La Communauté internationale salut les Législatives sénégalaises : Des élections législatives libres et transparentes malgré un faible taux de participation
C’était à l’occasion d’une conférence de presse sanctionnant la tenue des élections législatives, le chef de la Mission de l’UA, M. Olusegun Obasanjo a appelé les autorités sénégalaises à prendre les mesures idoines afin d’assurer à l’avenir une meilleure participation et une plus grande implication citoyenne.

En effet, les résultats préliminaires annoncent un taux de participation d’environ 33%, le plus faible de toute l’histoire électorale du Sénégal. Mme Bineta Diop, coordinatrice de la Plateforme de veille des femmes, a expliqué cette abstention par une faible sensibilisation des électeurs sur le mandat et le rôle des députés, l’éclatement des partis politiques et une certaine lassitude des électeurs en raison de la proximité entre l’élection présidentielle et les législatives.

Toutefois, le Président Obasanjo a renouvelé ses félicitations aux Sénégalais et aux institutions impliquées dans l’organisation des élections législatives pour le calme, la liberté et la transparence qui ont caractérisé le scrutin. A l’heure où la région ouest-africaine est secouée par les crises institutionnelles au Mali et en Guinée Bissau, l’expérience sénégalaise en terme de démocratie et de gouvernance devrait faire plus d’émules a-t-il ajouté.

Le Président Obasanjo a conclu son intervention en invitant les Etats membres de l’UA qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Charte africaine de la démocratie, de la gouvernance et des élections entrée en vigueur en février 2012 mais qui n’est pas encore contraignante faute de ratifications suffisantes à «l’heure ou nous célébrons le 10eme anniversaire de l’UA», selon la presse locale.


Mardi 3 Juillet 2012 - 11:57



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