La Corée du Nord au centre de toutes les attentions

Poussée de tension aux frontières de la Corée du Nord. Vendredi 5 avril, l'armée nord-coréenne a pointé un deuxième missile de moyenne portée en direction des Etats-Unis et Pyongyang a fait savoir aux personnnels diplomatiques et aux ONG basés en Corée du Nord qu'elle ne pourrait plus assurer leur sécurité à compter du 10 avril en cas de conflit. Des provocations ou mises en garde qui pourraient être les révélateurs de tensions au sein du régime nord-coréen. Décryptage.



La Corée du Nord au centre de toutes les attentions

Le personnel étranger des ambassades et des organisations humanitaires présentes à Pyongyang ne semble pas s’inquiéter outre-mesure. Ces expatriés affirment ne ressentir aucune tension particulière dans la capitale nord-coréenne. Et pour le moment, personne n’a annoncé son intention d’évacuer.

A Séoul, beaucoup estiment que cette «proposition à considérer une évacuation», faite vendredi 5 avril par le régime nord-coréen, n’est qu’un élément de plus dans la guerre psychologique à laquelle se livre Pyongyang, une mise en scène très réussie pour maintenir la pression.

Une crise de régime ?

Pour certains médias cette crise pourrait révélé des tensions internes au régime. Au début du mois, un quotidien sud-coréen a affirmé que le jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait échappé à un coup d’Etat intenté par des militaires, en novembre. Selon un autre quotidien du Sud, Kim Jong-un aurait renforcé sa garde rapprochée, et les mesures de sécurité lors de ses déplacements.

Même si beaucoup d’informations manquent, il est possible que le régime ait besoin d’accroître les tensions à l’extérieur pour mieux contrôler ce qui se passe à l’intérieur.

Proposition de médiation en Corée du Sud

En Corée du Sud, l’opposition de centre-gauche a proposé l’envoi d’un émissaire spécial à Pyongyang. Moon Hee-sang, le chef de l’opposition, a déclaré qu’il était temps d’envoyer un émissaire pour trouver une solution diplomatique à la crise.Cela a fonctionné dans le passé. Ainsi 1994, l’ancien président américain Jimmy Carter s’était rendu à Pyongyang et avait permis de désamorcer les tensions, à l’époque très graves, entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Il est intéressant de noter qu’en parallèle, on assiste ces derniers jours à une volonté américaine de baisser un peu le ton, de ne plus répondre du tac au tac aux provocations du Nord, afin d’éviter de jeter de l’huile sur le feu.

Une sortie diplomatique de cette crise est toujours possible.


Dépêche

Samedi 6 Avril 2013 - 14:04



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