La FIJ s’inquiète de la sécurité d’une journaliste agressée au Congo-Brazzaville



La FIJ s’inquiète de la sécurité d’une journaliste agressée au Congo-Brazzaville
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a déclaré aujourd’hui être très préoccupée par la santé et la sécurité physique de la journaliste Sadio Kanté, agressée depuis le 16 septembre dernier par des gendarmes, alors qu’elle était dans l’exercice de ses fonctions à Brazzaville au Congo où elle est correspondante de l’agence de presse Reuters. Plusieurs sources indépendantes contactées par la FIJ ont confirmé l’agression.   
 
« Nous dénonçons cette violente agression qui constitue une violation de la liberté de la presse et nous préoccupons de sa santé et de sa sécurité », a déclaré Gabriel Baglo, directeur du Bureau Afrique de la FIJ. « Aucune raison ne justifie la violence contre la journaliste d’autant qu’elle était dans l’exercice de ses fonctions, et dispose d’une accréditation officielle et d’un badge de presse. Nous demandons aux autorités d’ouvrir une enquête pour sanctionner toute voie de fait exercée contre elle», a ajouté Baglo.  
 
Sadio Kanté qui a couvert le 9 septembre la fin du procès sur l'affaire des explosions d'un dépôt de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville s’est à nouveau rendue au palais de justice le lundi 16 septembre afin de filmer le décor.  C’est à peine qu’elle a filmé deux plans de coupe qu'un gendarme s’est présenté à elle lui intimant l’ordre de présenter son ordre de mission. La journaliste lui a montré son accréditation délivrée par le ministère des Affaires Etrangères du Congo. Sans vouloir rien comprendre le gendarme saisit la camera malgré l’opposition de la journaliste qui sera arrêtée et détenue au poste de garde. Elle y sera détenue et menottée sans aucune explication. Elle sera également brutalisée par deux autres gendarmes, un troisième cognant sa tête contre le flanc en métal dur du bureau du poste de garde, alors que Sadio Kanté porte des prothèses dans la hanche et a quatre hernies discales certifiées par un médecin. N’arrivant pas à se lever, elle sera soulevée et jetée en dehors du poste de gendarmerie.  Sur ordre du procureur, elle sera transportée dans les locaux d’une gendarmerie pour être entendue sur procès-verbal.


Depuis lors, la FIJ qui a suivi la situation avec beaucoup d’attention demande que justice soit rendue à la journaliste à travers l’ouverture d’une enquête en vue d’arrêter les coupables de cette violence inutile. « Cette affaire ne doit pas rester impunie », a martelé Baglo.


 La FIJ rappelle aux autorités du Congo Brazzaville qu’elles ont l’obligation de participer à la promotion de la liberté d’expression et de la liberté de la presse en garantissant l’ensemble des conditions qui favorisent l’exercice du métier de journaliste.  Il ne peut y avoir de liberté de la presse quand les journalistes sont agressés impunément dans l’exercice de leur métier. 



Vendredi 4 Octobre 2013 - 18:15




1.Posté par Asso Congo-Mfoa le 05/10/2013 17:01
Cela fait des décennies que nous crions, avec d'autres, que le régime de Brazzaville né d'une succession de guerre depuis 1997, après la Conférence nationale souveraine de 1991, est dirigé par des criminels. Au palmarès, ajoutons le dossier dit des "Disparus du Beach", les explosions des casernes de Mpila, les embastillements des Congolais innocents qui servent de boucs-émissaires, etc.
Toutes les libertés y sont foulées aux pieds, d'où l'insécurité régnante dans tout le pays.
La devise du regime de Brazzaville : "Barbarie - Bestialité - Dépravation (des moeurs)" qui se traduit par Manger - Boire - Baiser (MaBoBa). Excusez-nous de la dernière expression. Mais la réalité est celle-là. Désolé !

Cordialement et avec tous nos remerciements !

EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter