La Force de réaction rapide, serpent de mer des sommets de l’UA

Un nouveau Sommet de l’Union africaine doit se tenir en fin de semaine en Guinée Equatoriale avec une question à l’ordre du jour : où en est le projet de force de réaction rapide ? Depuis un an, la présidente de la Commission de l'Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazama Dlamini-Zuma travaille sur ce dossier, mais, lors de son discours en prélude au sommet, elle n'en a pas dit un mot.



Des soldats ethiopiens qui ont intégré la force de l'Union africaine en Somalie, avant leur départ pour Baidoa, le 22 janvier 2014.
Des soldats ethiopiens qui ont intégré la force de l'Union africaine en Somalie, avant leur départ pour Baidoa, le 22 janvier 2014.

Comment bâtir une force de réaction rapide, capable d’intervenir au Mali ou en Centrafrique à la place de l’armée française ? Depuis un an, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazama Dlamini-Zuma, travaille sur un nouveau concept, la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises, la Caric,  basée sur un principe simple : le volontariat. Une dizaine d’Etat africains, dont l’Afrique du Sud, le pays de Nkosazama Dlamini-Zuma, accepteraient de former l’ossature de cette force continentale.

Quel est le problème ?

Le problème, c’est que tout le monde n’est pas d’accord. Est-ce à cause de l’éternelle rivalité entre le Nigeria et l’Afrique du Sud ? C’est en Afrique de l’ouest que le projet de Nkosazama Dlamini-Zuma rencontre le plus de résistance.  A Abuja comme à Abidjan, on se méfie de cette future force d’inspiration sud-africaine. On lui préfère un dispositif sous-régional, une force de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) par exemple.

Un dossier qui divise

Lundi matin à Malabo, dans son discours devant tous les ministres africains des Affaires étrangères, en prélude au 23e sommet de l’Union africaine, Nkosazama Dlamini-Zuma a évoqué les graves crises en Centrafrique et au Soudan du Sud, mais pas un mot sur son projet Caric de réponse immédiate aux crises.  Est-ce juste un oubli ? Ne serait-ce pas plutôt le signe d’un certain embarras sur un dossier qui divise ? Réponse le jeudi 26 juin lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine.

Source : Rfi.fr
 



Mardi 24 Juin 2014 - 12:54



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