La France renforce l’opération Serval au Mali par voie maritime

Le 21 janvier, un bâtiment de projection et de commandement (BPC) a appareillé de Toulon avec à son bord les éléments d'un groupement tactique interarmes (GTIA) de l'armée de Terre qui s'engagera dans l'opération Serval. Quelques centaines d'hommes supplémentaires et beaucoup de matériel sont attendus dans un port d'Afrique de l’Ouest.



Le «BPC Dixmude» L9015.
Le «BPC Dixmude» L9015.

Le BPC Dixmude ne participera pas directement aux opérations. C'est un porte-hélicoptères, mais la côte ouest-africaine est trop éloignée du Mali pour que des opérations aéroportées soient menées depuis l'océan Atlantique. En revanche, ce sont ses capacités de transports qui sont utilisées. L'opération Serval nécessite une logistique très importante et tout acheminer par avion est très coûteux.

Selon une source proche du ministère de la Défense, entre le désengagement d'Afghanistan et la montée en puissance au Mali, la France utilise aujourd'hui près de la moitié de la flotte mondiale d'Antonov 124, des avions qu'elle doit louer faute de posséder ses propres avions de transport stratégique. La voie maritime est donc particulièrement utile. Le Dixmude a quitté Toulon lundi matin. « Du pont à la cale, il est rempli de matériel et de munitions », affirme cette même source ; l'équivalent de quatre rames de TGV, précise l'état-major des armées.

Une fois arrivés au port, ces chars et ces blindés seront débarqués et rejoindront leur zone d'opération par la route. Un autre cargo, peut-être un navire roulier civil, équipé d'une porte arrière et permettant le transport des véhicules, devrait lui aussi mettre le cap très prochainement sur l'Afrique de l’Ouest.
Source: RFI

Dépêche

Vendredi 25 Janvier 2013 - 10:08