La Mauritanie et le Mali relancent leur coopération en misant sur la sécurité

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a achevé ce dimanche 12 janvier sa première visite d'État en Mauritanie. Après des relations souvent crispées ces dernières années entre les deux pays, le président Mohamed Ould Abdel Aziz et son homologue malien ont affiché leur bonne entente et posé des jalons pour relancer la coopération bilatérale, en particulier dans le domaine sécuritaire.



Vue générale du camp de réfugiés de Mbera en Mauritanie qui accueille quelque 70 000 personnes ayant fui le nord du Mali. REUTERS/Joe Penney
Vue générale du camp de réfugiés de Mbera en Mauritanie qui accueille quelque 70 000 personnes ayant fui le nord du Mali. REUTERS/Joe Penney

Du temps d’Amadou Toumani Touré, les relations mauritano-maliennes étaient souvent tendues, notamment sur le dossier du terrorisme. La Mauritanie, attaquée à plusieurs reprises ces dernières années par des groupes terroristes basés au nord du Mali, jugeait Bamako trop laxiste face à cette menace.
 

Côté malien, certaines incursions de l’armée malienne sur son territoire, rendues possibles au nom du droit de poursuite, mais parfois réalisées sans concertation préalable, passaient mal.
 

Lors de cette visite, les deux chefs d’État ont semblé vouloir tourner la page en misant sur une coopération sécuritaire renforcée. Selon le communiqué conjoint, l’accord de coopération militaire sera renouvelé dès février prochain à Bamako, et une convention en matière de sécurité sera signée.
 

Quelques grandes lignes ont été annoncées ce dimanche : formation, soutien logistique, mutualisation des moyens, mais aussi organisation de patrouilles communes. En revanche, une éventuelle participation de la Mauritanie à la Minusma n’a pas été évoquée.
 

Concernant les 70 000 Maliens réfugiés au camp mauritanien de Mbera, les deux chefs d’État ont convenu d’organiser leur retour rapide au Mali, en collaboration avec le HCR. Une position qui diffère de celle des représentants des réfugiés du camp. Dans une lettre transmise à la délégation malienne, ils écrivent ne pas envisager de retour tant qu’un accord entre Bamako et les groupes militaires de l’Azawad n’aura pas été trouvé.

Source : Rfi.fr
 



Lundi 13 Janvier 2014 - 10:24



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