La Plateforme des femmes pour des négociations transparentes



Les femmes de la Plateforme et des autres organisations de la société civile, ne veulent pas de «négociations secrètes» entre le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) et l’Etat. Elles appellent plutôt à des «négociations transparentes et inclusives » pour le retour d’une paix définitive dans la partie sud du pays. En Symposium hier, vendredi, au Cices (Dakar), initié par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc), elles ont réitéré leur engagement pour un retour définitif de la paix en Casamance.
 
«Le président de la République avait pris des mesures il y a un an. On n’a pas besoin de négociations secrètes, mais plutôt de négociations transparentes et inclusives pour espérer un retour définitif de la paix dans cette région». C’est ce qu’a déclaré hier, vendredi 24 janvier, Mme Ndéye Marie Diédhiou Thiam, présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc),   à l’occasion du symposium tenu au Cices (Dakar)sur le thème : « Les rôles des femmes dans le conflit et processus de paix en Casamance ». En marge des travaux, elle a interpellé les deux belligérants pour une paix définitive : «Nous appelons les deux belligérants à la paix. Nous avons le droit et le devoir de nous impliquer dans la résolution de la crise car en Casamance. Les femmes sont au centre des décisions », dit-elle.

Le Présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance a affiché ses ambitions pour cette rencontre du Cices :
«Nous attendons de ce symposium une déclaration de la société civile. Nous voulons une meilleure gestion du dossier casamançais et surtout une synergie de tous les acteurs de la crise».

Le représentant du maire de Dakar, Yoro Dia après avoir apprécié à sa juste valeur la mobilisation des femmes pour une paix définitive en Casamance, n’a pas manqué de proposer la «tenue d’Assises nationales sur la crise casamançaise » et qui regrouperaient toutes les forces vives de la nation.

Présidant la cérémonie d’ouverture de ce symposium, le ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entreprenariat féminin, Anta Sarr, a souligné le rôle important des femmes et leur engagement pour le retour de la paix, puisqu’elles sont les premières victimes : «Elles sont conscientes qu’elles sont les premières victimes de la division, de la haine ethnique et des fâcheuses conséquences de la guerre avec tout son cortège de malheurs. C’est dire que la question du Conflit en Casamance est d’abord l’affaire des femmes». Et d’ajouter : «Il est sans nul doute opportun de rassembler les femmes, les inciter à réfléchir autour de la dimension nationale du conflit en Casamance, renforcer leur mobilisation pour échanger sur le rôle dévolu à la femme dans la recherche de la paix ».

 Cette centralité de la femme pour le retour de la paix en Casamance a été soulignée par le Pr Ndioro Ndiaye dans sa communication intitulée : «Le rôle des femmes dans le processus de paix». Pour la directrice générale de l’Office internationale pour les migrations (Oim) «Les femmes ont un rôle primordial. Elles sont au cœur des initiatives de paix. Le conflit casamançais va se régler avec les femmes ». Et ajoute que «les femmes sont désormais centrales pour la paix dans la partie Sud du pays ».

Pour le Pr Ndioro Ndiaye et directrice de l’Oim, les femmes sont aujourd’hui au cœur des initiatives de paix :«Après avoir été longtemps marginalisées, elles sont aujourd’hui associées au débat sur la résolution du conflit considéré comme le plus long en Afrique de l’Ouest». Elle note que «La période d’accalmie notée en Casamance est pour les femmes une période charnière pour mobiliser et une occasion d’élargir le débat à tous les acteurs et même à la société civile ». De l’avis du Pr Ndioro Ndiaye : «Les échos en faveur d’une sortie de crise se dessinent actuellement. Il y a de l’espoir pour un retour à la paix. La question est de savoir si elle sera définitive».


SudQuotidien

Samedi 25 Janvier 2014 - 11:25



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