La RADDHO se prononce sur l'Avis du groupe de Travail sur la Détention arbitraire des Nations Unies concernant l'affaire Karim WADE



Le 20 avril 2015, le Groupe de Travail sur la Détention arbitraire des Nations Unies, organe quasi juridictionnel relevant du Conseil des Nations Unies aux Droits de l'Homme a rendu un avis selon lequel la privation de liberté de Monsieur Karim WADE est arbitraire en ce qu'elle est contraire aux articles 9 et 10 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme (DUDH) du 10 décembre 1948, ainsi qu'aux articles 9 et 14 du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques de 1966.

 
Aussi, le Groupe de Travail sur la Détention arbitraire des Nations Unies a recommandé à l'Etat du Sénégal de prendre des mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi par Monsieur Karim WADE, en prévoyant une réparation intégrale conformément à l'article 9 (5) du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques, en vertu duquel "tout individu victime d'arrestation ou de détention illégale a droit à la réparation ".

 
Il appartient à la plus haute Juridiction du Sénégal, présentement saisie, de donner corps à ces recommandations.
 
Dans ce cadre, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) se félicite de la diligence accordée par la Cour suprême suite à la saisine sur l'affaire karim WADE pour statuer le 06 août 2015.
 
La RADDHO rappelle que les Conventions et les Décisions des Instances internationales s'imposant à l'Etat du Sénégal, en vertu même de sa propre Constitution, ont une force supérieure à la loi interne.
 
Enfin, la RADDHO souligne que la décision de la Cour suprême indique les voies de recours internes mais ouvre en même temps les voies de recours sur le plan international.
 
Dès lors, la RADDHO en appelle à une décision juste et respectueuse des Conventions internationales dont le Sénégal est Etat partie.
 


Vendredi 7 Août 2015 - 14:34



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