La Tunisie classe les jihadistes d'Ansar al-Charia parmi les organisations terroristes

Le chef du gouvernement durcit le ton vis-à-vis du principal mouvement jihadiste du pays. Hier, mardi 27 août, Ali Larayedh, membre d'Ennahda, a clairement accusé Ansar al-Charia d'actes de terrorisme. Il juge l'organisation responsable notamment des deux assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.



Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, le 27 août 2013, à Tunis. REUTERS/Zoubeir Souissi
Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, le 27 août 2013, à Tunis. REUTERS/Zoubeir Souissi
Ansar al-Charia - est désormais classé organisation terroriste. Le chef du gouvernement dit se baser sur des preuves et des aveux de suspects et affirme que le mouvement est lié à Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique). Il serait derrière le groupe armé traqué à la frontière algérienne et le meurtre d'une quinzaine de militaires.
L'organisation jihadiste est également accusée de stocker des armes et d'avoir planifié les assassinats de deux opposants, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Jusqu'à présent, seule l'appartenance de certains suspects à l'organisation avait été soulignée.
Une décision précipitée ?
Le bras de fer est entamé depuis mai et l'interdiction du congrès annuel d'Ansar al-Charia. Ali Larayedh promet désormais de lutter contre ce groupe et met en garde ses partisans.
Des accusations qui risquent d'être perçues comme une provocation. Le moment est mal choisi, estiment des analystes. Au sein même des islamistes d'Ennahda, des cadres évoquent une décision précipitée alors même que l'avenir du gouvernement est encore flou en pleine crise politique. En faisant cette annonce à la place du ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, un indépendant, pourrait vouloir prouver sa légitimité.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mercredi 28 Août 2013 - 17:55



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