La Tunisie toujours dans l'impasse

La Tunisie est toujours enlisée dans la crise politique après plus d'un mois de pourparlers. Des pourparlers menés par quatre organisations : le syndicat UGTT, le patronat (Utica), la Ligue tunisienne des droits de l'homme et l'Ordre des avocats. Toujours pas de négociations directes. Partis au pouvoir et opposition ne se sont pas entendus sur un calendrier de sortie de crise. En attendant, les travaux de l'Assemblée nationazle constituante, ANC, sont toujours gelés depuis un mois. C'est donc le blocage.



Houcine Abassi, secrétaire général de l'UGTT. REUTERS/Anis Mili
Houcine Abassi, secrétaire général de l'UGTT. REUTERS/Anis Mili

Les objectifs n'ont pas été atteints, reconnaît Houcine Abassi, secrétaire général de l'UGTT, après une tentative de médiation. Une initiative qui proposait comme l'opposition la démission du gouvernement mais soutenait aussi le maintien de l'Assemblée, tout comme cette fois la troïka.


Houcine Abassi compte donc présenter une nouvelle initiative de sortie de crise mais il a répété à l'agence TAP, que la situation exige des concessions douloureuses des deux camps, et plus particulièrement de la coalition au pouvoir.


La troïka a accepté la démission du gouvernement, mais pas avant la fin du mois. Or elle doit être immédiate pour l'opposition qui réclame un cabinet apolitique. Face au blocage persistant, l'opposition ne souhaite par reprendre les pourparlers. Elle compte toujours sur la pression de la rue et promet de mobiliser davantage les régions.


Dans ses rangs, une soixantaine de députés boycottent toujours l'Assemblée. Seule une poignée a entamé samedi une grève de la faim, tandis que les députés des partis au pouvoir réclament eux la reprise des travaux de l'ANC.


La presse inquiète


Dans ce contexte trouble, la situation des journalistes n'est pas confortable. Certains affichent même au grand jour leur mécontentement. Tel le cas de Ben Faraht qui a entamé une grève de la faim il y a cinq jours pour protester contre son licenciement.  Il affirme avoir été menacé en direct lors de son émission sur Shems FM par un membre du Conseil de la Choura d'Ennahdha, le parti au pouvoir, et que la direction l'aurait ensuite licencié pour ses opinions.


De nombreux journalistes dénoncent les pressions sur la presse. Soufiane Ben Faraht Hamza Belloumi, journaliste et syndicaliste à Shems FM est solidaire de son confrère et espère qu'il soit réintégré dans ses fonctions.
Source: RFI



Lundi 9 Septembre 2013 - 12:08



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