La commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie juge probable l’utilisation d’armes chimiques

A l'occasion de la remise du rapport de la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, ce mardi 4 juin à Genève, son président Paulo Sergio Pinheiro a déclaré qu’il existe « des motifs de penser que des quantités limitées de produits chimiques toxiques ont été utilisées » dans le pays. Toutefois, il précise que les recherches n’ont pas permis d’établir la nature de ces agents chimiques, ni l'identité de ceux qui les ont utilisés.



Inquiet des rumeurs d'attaques aux armes chimiques, un habitant de Lattaquié se fabrique un masque avec une bouteille de plastique, du charbon, du coton, de la gaze et du coca, en Syrie, le 26 avril 2013.
Inquiet des rumeurs d'attaques aux armes chimiques, un habitant de Lattaquié se fabrique un masque avec une bouteille de plastique, du charbon, du coton, de la gaze et du coca, en Syrie, le 26 avril 2013.
La commission indique dans son rapport que les crimes de guerre et crimes contre l'humanité « sont devenus une réalité quotidienne en Syrie ». Elle cite notamment l'usage d'armes chimiques, les massacres et l'usage de la torture.
Au sujet des armes chimiques, la commission confirme que tout porte à croire que celles-ci ont été utilisées par les deux camps. Et ce à quatre occasions en mars et en avril dernier. Mais elle n’a pas pu rassembler de preuves formelles et reste dès lors quelque peu évasive sur un usage qui reste à certifier.
Cette incertitude a incité le président de la commission Paulo Sergio Pinheiro, à ne pas demeurer axé sur ce même problème et à s’inquiéter du niveau de brutalité et d’atrocité sans précédent, constaté dans tout le pays.
« Il ne faut pas laisser ce débat sur les armes chimiques mettre au deuxième plan les horreurs qui sont commises par des armes conventionnelles », a déclaré Paulo Sergio Pinheiro. « Le coût humain est plus grand lorsque les armes deviennent plus facilement disponibles. Nous assistons à une impasse militaire et il est illusoire de croire que l'armement va inverser l'équilibre entre les deux parties », a-t-il ajouté, faisant référence aux livraisons d'armes, avérées ou non, de la part de pays tiers.

Source : Rfi.fr

 

Dépéche

Mardi 4 Juin 2013 - 14:28



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