« La consommation de drogue augmente...», (Commissaire de police)

La 30ème édition de la semaine nationale de mobilisation et de sensibilisation sur les drogues sera lancée à Louga au moment où le phénomène gagne de plus en plus de terrain dans la région. Il y a à peine deux (2) mois, les autorités administratives et judiciaires y procédaient à une opération d’incinération d’une importante quantité de drogue d’une valeur estimées à plus de deux (2) milliards de F CFA.



« La consommation de drogue augmente...», (Commissaire de police)
« Les statistiques ont révélé que la consommation de drogue augmente dans cette région. Aussi, la région est une zone carrefour. Il est notoirement connu que Loumpoul est une zone de culture de cannabis », relève le Chef de la section opérationnelle de l’OCRTIS (Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants), le Commissaire de Police, Tafsir Mohamed Diop.

Aujourd’hui, l’OCRTIS entend intensifier la lutte. C’est ainsi qu’une Brigade régionale de lutte a été mise en place et qu’une unité de lutte sera prochainement créée dans chacun des trois (3) départements, relaie le correspondant de Radio Sénégal.

« On a beau mettre en place tout cet arsenal là mais je crois que celui-ci doit être accompagné par les populations en ayant l’esprit de dénonciation. Dénoncer quelqu’un qui cause du mal à la société surtout dans le cadre de la drogue participe d’un acte citoyen », sensibilise le chef de l’Exécutif régional, Alioune Badara Mbengue.

Le lancement sera présidé par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

Ziguinchor demeure toutefois la zone de culture principale de la drogue au Sénégal. Le Chef du centre psychiatrique Emile Badiane déclare que « 4,70 % des patients qu'(ils reçoivent), présentent des troubles liés à la consommation (de la drogue) ».

L’âge de la catégorie d’individus la plus touchée varie entre quinze (15), trente-cinq (35) et quarante (40) ans, indique Dr Adama Coundoul qui affirme qu’« on peut aussi voir des jeunes femmes ». « Ces patients nous viennent de toute la région naturelle de Casamance et des pays limitrophes », assure-t-il.

Le refus des populations de coopérer est pointé du doigt. 


Mardi 4 Juillet 2017 - 15:51



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