La coopération entre l'Afrique et le Japon analysée par l'ancien directeur général de L'unesco, Koïchiro Matsuura

L'université Cheikh Anta Diop a hier encore noué avec les grands évènements. Elle a reçu l'ancien directeur général de l'Unesco, le Japonais Koïchiro Matsuura. Il a fait un bilan des rapports économiques entretenus par les deux pays au cours du cinquantenaire passé.



La coopération entre l'Afrique et le Japon analysée par l'ancien directeur général de L'unesco, Koïchiro Matsuura
Ancien directeur général de l'Unesco et diplomate de fonction, Koïchiro Matsuura a tenu hier une conférence publique sur les rapports que son pays entretient avec l'Afrique. Une étude qui porte sur cinquante années d'échanges. La grande salle de l'Ucad 2 a reçu cette conférence qui, selon le recteur de l'université, Saliou Ndiaye, "entre dans le cadre d'une copération entre le Japon et l'université Cheikh Anta Diop".

Partant des années 1960, l'ambassadeur Matsuura a ainsi remonté les pendules jusqu'à l'heure des indépendances. En ces temps là, les rapports entre ce pays et le continent noir étaient très timides. L'aide publique japonaise était plus consacrée aux pays asiatiques qu'à ceux africains. Comme l'indique d'ailleurs le conférencier du jour, "la décennie de 1960 à 1970 a connu peu d'échanges entre le Japon et l'Afrique car le Japon concentrait l'aide publique au développement dans la zone asiatique". C'est après les années 1970 que les rapports ont commencé à prendre une nouvelle tournure.

En effet, "le Japon a commencé à se tourner vers l'Afrique". C'est ainsi que dans les années 1980, l'aide publique atteint les 10% et les 90% restants sont orientés vers les pays asiatiques. En outre, jusque là c'est le Japon qui s'intéresse à l'Afrique. C'est seulement à la décennie suivante celle de 1980 que le continent noir a commencé à donner de l'importance à ces relations nippones. Et en 1993 est organisée au pays de Matsuura, la première conférence internationales de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad). Cette conférence a vécu pour la quatrième fois en 2008 et M. Matsuura affirme que "le bébé que j'ai vu naître en 1993 est devenu un enfant très important pour l'Afrique". Et même si l'aide publique orientée vers l'Afrique a connu une baisse après avoir atteint les 30%. Cette situation s'explique par le fait que le pays Nippon avait des problèmes de budget et devait diminuer son train de vie mais aussi l'aide publique au développement.

Mais de la dernière Ticad sont nées des promesses dont le renforcement de l'aide publique qui devrait ainsi passer de 990 millions de dollars à 1,8 millions de dollars en 2012. Et suivant Koïchiro Matsuura "le Japon va atteindre ses objectifs car il a entrepris une démarche solide qui l'y mènera".

A la lumière de l'exposé de cet ancien directeur général de l'Unesco, un constat s'impose: les relations entre l'Afrique et le Japon a connu un développement très positif au cours de ces cinquante dernières années.

Bigué BOB

Mardi 9 Novembre 2010 - 10:53



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