La corruption, un frein à la libre concurrence des entreprises



le vice président de la chambre de commerce de Dakar, Daouda Thiam
le vice président de la chambre de commerce de Dakar, Daouda Thiam
La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD), en collaboration avec l’Agence de Promotion des Exportations de Côte d’Ivoire (APEX-CI) et Pro€invest au profit des Points Focaux / UEMOA du Projet « Accès aux Marchés de l’Aide au Développement » (AMADE) a organisé ce lundi 22 novembre un atelier de renforcement pour les organisations intermédiaires du secteur privé de l’UEMOA pour un meilleur accès des entreprises locales aux marchés publics. Ce projet, qui repose sur la participation des points focaux de 7 pays membres de l’UEMOA, vise entre autres à informer les entreprises sur les marchés publics (intention de financement des bailleurs, les plan annuels de passation des marchés, les appels à manifestation d’intérêt, etc.), à former les entreprises sur les procédures de passation des marchés des grands donneurs d’ordre et sur la connaissance et la maitrise du code des marchés en vigueur dans le pays.


Dans son discours, le vice président de la chambre de commerce de Dakar, Daouda Thiam a estimé que «dans les marchés publics, la corruption est un frein à la libre concurrence et un handicape pour les meilleurs: pour favoriser l’émergence de l’ «entreprise citoyenne» et promouvoir la bonne gouvernance, il n’est pas acceptable que l’entreprise qui gagne soit celle qui a triché». Pour lui, promouvoir la transparence, c’est aussi renforcer la lutte contre la corruption et favoriser la saine concurrence entre les différents acteurs.

Daouda Thiam a fait comprendre que: «pour l’Etat, cet état de fait induit des surcoûts budgétaires, une mauvaise répartition des ressources avec comme résultats la mauvaise qualité du travail effectué ou des services fournis». Et d’ajouter: «la corruption décourage les investisseurs. Ne l’oublions pas: investir est un acte de confiance dans l’avenir, il faut donc que les règles de jeu soient les mêmes pour tous».

Partant de ce constat, dit-il, l’intérêt de tous est de travailler à ce que la transparence dans les marchés publics soit une référence pour les autres domaines de la vie économique de nos pays».

Papa Mamadou Diéry Diallo

Lundi 22 Novembre 2010 - 13:46



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