La crainte d'attentats place l'Ethiopie en état d'alerte

En Ethiopie, la tension est montée d’un cran ces derniers jours. Dans communiqué lu à la télévision nationale, la police fédérale et les services de renseignements ont prévenu qu’ils détenaient des preuves selon lesquels les milices islamistes shebabs ou des insurgés érythréens prépareraient des attentats dans le pays. Il y a trois semaines, une explosion avait eu lieu dans une maison à Addis Abeba, tuant visiblement deux terroristes somaliens en train de préparer une bombe. Jeudi, un minibus a explosé dans l’ouest du pays, faisant quatre morts, sans que l’on puisse dire que l’attaque est le fait de Somaliens ou d’Erythréens.



La crainte d'attentats place l'Ethiopie en état d'alerte

On est encore loin de la psychose en Ethiopie, mais il est indéniable que la sécurité y a été renforcée. Il arrive qu’on soit contrôlé par la police dans sa voiture, et on nous a rapporté que dans certains quartiers de la capitale, des vérifications d’identité avaient été effectuées dans chaque maison.


Cela n’a pas empêché la tenue d’un grand concert vendredi soir dans le stadium d’Addis Abeba, mais l’ambiance y était déroutante, les spectateurs étant maintenus à plusieurs dizaines de mètres de la scène par une barrière, et surtout par une nuée de forces de l’ordre.

Les rumeurs de risque d’attentat sont-elles fondées ? Etant donné que l’Ethiopie est intervenue militairement en Somalie, les shebabs pourraient vouloir se venger, comme ils l’ont fait récemment, et de façon sanglante, dans un centre commercial au Kenya.

 

Les services de renseignement disent en tout cas détenir des preuves. La police est donc officiellement en état d’alerte, et la population appelée à collaborer.


A contre-courant, le Front national de libération de l’Ogaden a quant à lui estimé dans un communiqué que les accusations contre les shebabs ou des terroristes érythréens étaient un leurre. Pour ce mouvement rebelle éthiopien, l’objectif des forces de sécurité serait surtout de renforcer le harcèlement contre les populations, et particulièrement celles s’opposant au régime au pouvoir.


Il n’en demeure pas moins que six personnes ont été tuées dans deux explosions ces trois dernières semaines.


Rfi.fr

Dimanche 10 Novembre 2013 - 13:57



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