La criminalité est en hausse en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, la criminalité est un véritable fléau et cela ne s'arrange pas si l'on en croit les dernières statistiques présentées par le gouvernement jeudi 19 septembre. Elles portent sur la période d’avril 2012 à mars 2013. Et selon de nombreux analystes, il s’agit des pires résultats de ces dix dernières années.



Arrestation à Manenburg à une quinzaine de kilomètres de Cape Town, le 27 août 2013. Des gangs avaient alors terrorisé la ville, obligeant la fermeture des écoles pendant deux jours. AFP PHOTO / RODGER BOSCH
Arrestation à Manenburg à une quinzaine de kilomètres de Cape Town, le 27 août 2013. Des gangs avaient alors terrorisé la ville, obligeant la fermeture des écoles pendant deux jours. AFP PHOTO / RODGER BOSCH
Les meurtres, les cambriolages, les agressions, toutes les statistiques sont en hausse sur la dernière année. Ce jeudi 19 septembre, la chef de la police nationale Riah Phiyega avait beau essayer de convaincre que sur les dix dernières années la criminalité violente baisse, les chiffres parlent d’eux mêmes  : les crimes liés à la drogue sont en hausse de 13,5%, les tentatives d’assassinat de 6,5% et les meurtres de 0,6%.
 
Pour Gareth Newham, de l’Institut des études de sécurité de Pretoria, le niveau de violence dans le pays reste extrêmement élevé. « Oui, il n’y a pas de doute, l’Afrique du Sud est plus sûr qu’il n’y a dix ans. Et de manière générale, le taux de criminalité a baissé. Mais, fait-il remarquer, si après des années de baisse, la criminalité se met soudainement à remonter et qu’en plus votre pays a un nombre de meurtres qui est quatre fois et demie plus élevé que dans le reste du monde - il y a tout de même trente-trois meurtres par jour en Afrique du Sud – ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle ! »
 
Les agressions sexuelles et les viols en baisse
 
Seules statistiques qui sont en baisse, celles des agressions sexuelles sur les femmes et les enfants : -6,2% en un an. Le nombre de viols est également en baisse : -3,3%. Mais dans un pays où environ 50 000 viols sont déclarés à la police chaque année, ces statistiques ne réjouissent pas les organisations de défense des femmes.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Vendredi 20 Septembre 2013 - 14:47



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