La drogue au Sénégal : Pourquoi les autorités feraient mieux de se lever ?

Le centre Jacques Chirac de Thiaroye de sensibilisation sur les drogues rame à contre-courant du commissaire central de la Banlieue, Bécaye Diarra qui indique le Sénégal est loin d’être une plaque tournante de la drogue car la police veille au grain matin, midi et soir. Selon le Directeur du centre, Cheikh Diop, les autorités feraient mieux de se lever car "il y a vraiment de quoi s’inquiéter".





Tout est parti du rapport des opérations de saisie de 2013 paru dans le journal « L’Observateur » qui souligne que le Sénégal est devenu un « supermarché de la drogue». En effet, la douane a saisi l’année dernière 41,1 kg d’amphétamine, 6,83 kg de cocaïne et 4485,6 kg de chanvre indien, soit une valeur de 3,858 milliards. Une situation qui inquiète au plus point le centre Jacques Chirac de Thiaroye de sensibilisation sur les drogues. « La situation est très préoccupante dans le pays. A voir le taux des saisies opérées ces derniers temps, il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Cela doit alerter davantage les autorités et l’ensemble de la société pour qu’on renforce davantage la lutte contre la drogue. Ce qu’il faut dire, c’est qu’on a pris des dispositions au niveau institutionnel, au niveau communautaire, on s’organise même à travers des activités de prévention mais il faut reconnaître que les réponses sont relativement faibles par rapport au niveau du trafic et de la consommation », alerte le Directeur du centre.


Pour Cheikh Diop, « il nous faut renforcer davantage tout ce qui a été fait jusque là » dans la mesure où, même si le Sénégal n’est pas encore « une plaque tournante qui renvoie à une zone de distribution » mais  « la drogue est si présente qu’il faudrait réagir » pour éviter le «risque d’arriver véritablement à des situations qu’on ne pourra plus contrôler ».


« Véritablement, il  y a problème », enfonce ce dernier qui appelle le régime Sall à « réprimer pour protéger nos frontières maritimes, aériennes et terrestres » à travers un « dispositif plus hardi ».  « Il est inadmissible que la drogue gangrène notre pays à ce rythme là », dénonce Cheikh Diop qui indique que l’objectif premier est « de faire en sorte que les gens ne consomment pas. Mieux, ne sentent pas le besoin de consommer la drogue » et que « le taux de pénétration soit au maximum limité ». Sinon, c’est la sécurité publique déjà menacée que le serait encore plus, prévient le Directeur du centre Jacques Chirac de Thiaroye. 


Vendredi 7 Mars 2014 - 14:48



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