La guerre ouverte entre L'APR et La LD/MPT, Mamadou Ndoye visé



La guerre ouverte entre L'APR et La LD/MPT, Mamadou Ndoye visé
Le moment est venu de s'adresser de manière frontale à Monsieur Mamadou Ndoye, nouveau secrétaire général de la Ligue démocratique, libéral néo converti, qui s'est illustré cette semaine par des critiques véhémentes contre le régime, quand même, il revendique (ultime incohérence) son appartenance à la mouvance présidentielle.

M. Ndoye est mal placé pour parler de cette jeunesse sans travail et surtout de l'ère de l'obscurantisme dans laquelle nous sombrerions, alors qu'il est lui-même l'incarnation d'une gérontocratie primaire, pour avoir fait l'OPA sur la Ld, à la suite de l'illustre professeur Abdoulaye Bathily. M. Ndoye, faut-il le rappeler, avait sciemment déserté le champ de bataille, pendant que des cadres valeureux de la Ld, aujourd'hui mis à l'écart, se battaient aux côtés des forces vives de la Nation sénégalaise, pour la libération de notre pays.

L'ancien consultant de la Banque mondiale, qu'il a regagnée après avoir voué aux gémonies cette institution au nom de son communisme stalinien fait de douceur, devenu par la suite promoteur des enseignantes « ailes de dinde », a préféré une carrière internationale plus rassurante, après avoir servi les institutions internationales, dans le cadre de politiques qui ont paupérisé notre jeunesse et appauvri la qualité de notre enseignement.

C'est avec ce Mamadou Ndoye qu'a été initiée la politique de précarisation de notre jeunesse, avec des salaires de misère octroyés à des enseignants sans aucun statut, sous le seul prétexte qu'il fallait répondre aux préoccupations de la Banque mondiale et du FMI. Monsieur Ndoye est le véritable parrain de tous ces enfants déshérités du double flux qui ont abandonné très tôt les écoles et qui embarquent maintenant dans des pirogues de fortune à la recherche d'un mieux-être.

Cet homme, qui est à l'origine de la baisse drastique du niveau de formation de nos jeunes, est mal placé pour parler de vision, parce qu'il n'en a aucune, il n'en a jamais eu et essaie de compenser sa faiblesse d'analyse caractérisée, sa difficulté à remplir le fauteuil du professeur Abdoulaye Bathily, par des critiques faciles et parfois guignolesques qui n'honorent pas son parti.
J'avais, sur ce point, demandé à mes amis de la LD, cadres émérites, comment ils ont pu laisser un homme aussi léger s'emparer de leur parti, quand ils pouvaient compter sur des hommes compétents et honnêtes comme Yéro Deh et Seydou Sy Sall, pour ne citer que ceux-là.

C'est peut-être le lieu de dire à Monsieur Ndoye, qui ne le comprend sans doute pas, qu'un programme n'est pas une vision. Une vision est l'idée, la représentation qu'un homme, un groupe d'individus se fait d'une réalité, d'un devenir vers laquelle il ou elle veut tendre. Le programme est l'ensemble des options stratégiques que l'on met en œuvre pour la matérialisation de cette vision.
Penser le Sénégal incapable de réaliser l'émergence, du simple fait de l'étroitesse de son marché, c'est avoir une vision étriquée de l'économie, sortie directement des vestiges du « tatcherisme » qui a inspiré les promoteurs de l'ajustement structurel et leurs suppôts tropicaux.

Ce que Macky Sall a réussi en matière de politique sociale est, en tout, enviable, découle d'un libéralisme social assumé par le Président de la République. En même temps qu'il veille à créer un environnement favorable à l'entreprise et à la production de richesses, il veille à leur redistribution et surtout à créer les conditions d'une égalité des chances. Ce qui s'est fait en deux ans sous son magistère, en faveur des couches défavorisées, n'a jamais été entrepris dans l'histoire du Sénégal. La récente baisse effective des loyers, longtemps voulue par Senghor, toujours tentée par Abdou Diouf, jamais réalisée par Abdoulaye Wade, en est l'illustration parfaite. Nous pouvons citer les efforts faits dans la maîtrise des prix denrées de base, la baisse de l'impôt sur le revenu, une nouvelle politique paysanne qui a permis la disparition des bons impayés, tout ceci ayant permis de relever de façon significative du pouvoir d'achat des Sénégalais.

Nous appelons donc Monsieur Ndoye à plus de modestie dans sa façon d'appréhender la réalité de notre pays, surtout quand il l'ignore pour l'avoir désertée très tôt au profit des salons climatisés des grandes salles de conférence d'Europe et d'Amérique.

Signé Mame Mbaye NIANG
Membre du Secrétariat national de l'APR
Membre du Comité directeur
Secrétaire national chargé de la JEUNESSE


Mercredi 12 Février 2014 - 09:35



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