La légèreté de «La Fille du 14 juillet»

C’est un petit film français qui a fait sensation au dernier festival de Cannes. La fille du 14 juillet, le premier long métrage d’Antonin Peretjatko, est sorti ce 5 juin en salles en France avec un slogan revendiqué : « C’est la crise ? Partez en vacances ! ».



« La fille du 14 juillet », le premier long métrage d’Antonin Peretjatko
« La fille du 14 juillet », le premier long métrage d’Antonin Peretjatko
Ils sont jeunes, beaux, plein d’enthousiasme et sans le sou. Lorsque l’employée d’une agence d’intérim refuse de recevoir Truquette alias la fille du 14 juillet - au motif qu’elle n’a pas de domicile fixe - celle-ci décide de faire une virée vers le Sud à la mer avec ses amis, Hector, Pator et Charlotte.
Entre comique troupier et tract anarchiste, La fille du 14 juillet est un film ultra référencé, qui puise ses sources d’inspiration chez les grands du burlesque, Keaton ou Chaplin, autant que dans la noirceur des comédies italiennes de Dino Risi. Il y a aussi quelque chose de la Nouvelle Vague dans la légèreté des personnages, une légèreté qui semble inversement proportionnelle à la place qui leur est laissé dans la société.
 
Car La Fille du 14 juillet n’est pas qu’une comédie hédoniste. Certes il y a du champagne, des ballades sur la plage et des amourettes sous le soleil du Grand Sud, mais c’est aussi un brulot parfois cruel, qui se rit d'angoisses très actuelles : la peur du lendemain, l'obsession de l'argent, la mort de l'art – la guerre civile n’est pas très loin, nous dit Peretjatko - seul l’hédonisme, l’absurde et l’humour pourront nous en sauver.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Jeudi 6 Juin 2013 - 12:27



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