La mouvance présidentielle tacle Abdoulaye Daouda Diallo: «Vous devez être neutre… »



La mouvance présidentielle tacle Abdoulaye Daouda Diallo: «Vous devez être neutre… »
Recevant les représentants du groupe de la majorité, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a essuyé de vives critiques.

«Nous voulons savoir l’ordre du jour et si nous sommes invités à cette rencontre. Parce que les conclusions avec une partie des acteurs politiques ne peuvent pas engager l’ensemble des acteurs. Je crois qu’il y a des problèmes. Il faut que vous nous remettiez les points sur lesquels vous nous entretenez, on les examine, dans le cadre de notre Coalition, et on va retenir une autre réunion pour se concerter», a attaqué Ousmane BADIANE de la Ligue démocratique (LD).

Zahra Iyane Thiam d’enfoncer le clou: «Vous devez être neutre par rapport à tous les acteurs de l’opposition comme de la majorité».

La secrétaire générale de l'Union pour le Développement du Sénégal (Uds)/Innovation a précisé qu’elle «ne peut pas comprendre qu’une réunion de cette nature puisse être convoquée et que l’opposition ne puisse pas se mettre dans la même salle que la majorité».

«Nous ne sommes pas de la majorité pour être dans la majorité. Vous devez être à équidistance de toutes les coalitions politiques», a-t-elle lancé.

Au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui a répété l’engagement du Chef de l’Etat, Macky Sall «de maintenir le nombre de députés à 150, en prélevant le quota de la diaspora au niveau national, la mouvance présidentielle a formulé son désaccord.

Réaffirmant la position de la majorité de passer de 150 à 160 députés avec l’ajout des dix (10) députés de la diaspora, le chargé des élections à l’Alliance pour la République (APR, parti présidentiel), a insisté sur «le niveau actuel de la démocratie sénégalaise qui devrait faire en sorte que nous ayons un nombre de députés plus important que les 150».
 
«On ne peut pas soustraire ce nombre dans le quota des députés de la liste départementale dans le sens où c’est des acquis sur lesquels, on ne peut pas revenir en arrière. Ce qui reste, c’est le quota des proportionnelles. Mais là aussi, si on y touche, on risque de nous retrouver avec une Assemblée nationale monocolore», a soutenu Benoît Sambou. 


Jeudi 22 Décembre 2016 - 14:50



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