La présence militaire française rassure civils et politiques maliens

Le Premier ministre malien Diango Cissoko se dit satisfait de l’engagement de la communauté internationale et optimiste sur l’issue du conflit. Il s’exprimait samedi 19 janvier à l’issue d’une visite aux contingents étrangers arrivés à Bamako. M. Cissoko s'est longuement arrêté à l'aéroport pour la visite au contingent français et s'est déclaré impressionné par l'importance de l'engagement de Paris.



La présence militaire française rassure civils et politiques maliens

Sous un soleil de plomb dans la cour de l’école de gendarmerie de Bamako, quartier de Faladié, des soldats togolais à côté de quelques Béninois arrivés la veille accueillent le Premier ministre en fanfare.

Vient ensuite la revue des troupes, aguerries comme le précise le colonel Kpa Kpa Dia, commandant des forces togolaises : « Ces hommes et femmes qui sont arrivés dans votre pays ont suivi une formation spécifique à Lomé pendant cinq mois avec l’aide de la France et des Etats-Unis. »

A quelques kilomètres de là, sur une base militaire, le Premier ministre Diango Cissoko rencontre ensuite le contingent nigérian. Arme en bandoulière et casque sur la tête, certains soldats se sont déjà frottés aux islamistes dans le nord du Nigeria et affichent un air plus que déterminé.

Puis, direction l’aéroport pour une visite au contingent français avec le colonel Frédéric Gout qui commande la force hélicoptère déployée au Mali : « Ici, sur ce parking, on est en pleine préparation. Les hélicoptères ont été remontés et sont maintenant aptes au vol. On a commencé à travailler et très prochainement, on sera déployé en mission opérationnelle. » Les explications sont détaillées pendant de longues minutes devant chaque appareil. Le Premier ministre est impressionné et le fait savoir : « C’est impressionnant tout cela parce que ça va servir. » Réponse du colonel Frédéric Gout : « Oui, ça va servir monsieur le Premier ministre. »  Et M. Cissoko de répliquer : « Ca va dissuader ! ». Un dernier mot du colonel Frédéric Gout : « Oui, vous avez raison. Le premier argument, c’ était de dissuader, bien entendu. »


Surnombre
Les jihadistes que les militaires tentent de déloger du nord du Mali sont bien armés et très nombreux. C’est ce sureffectif qui a surpris les militaires maliens à Konna, confie Tiangato Koné, capitaine blessé à Konna, en plein centre ville, la semaine dernière. Il est soigné à l’hôpital national et a reçu comme d’autres, la visite du Premier ministre Diango Cissoko.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Dimanche 20 Janvier 2013 - 10:16


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