La presse espagnole salue le miracle de Lisbonne

Ce dimanche matin, la presse espagnole, même généraliste, accorde forcément une place importante à la victoire du Real Madrid en Ligue des Champions. Les médias saluent la « Décima » et évoquent « le miracle de Ramos ».



A finale inédite, scénario improbable et couverture médiatique incroyable. Ce dimanche matin, au lendemain de la victoire incroyable du Real Madrid face à l’Atlético Madrid (4-1 ap) en finale de la Ligue des Champions, les médias espagnols sont sous le charme et n’ont d’yeux que pour ce succès homérique des Merengue. « Une dixième victoire épique », peut-on lire sur Marca avec une mention spéciale à l’homme qui a tout changé, « Le miracle de Ramos », renchérit le quotidien espagnol. On n’en oublie pas la tristesse des adversaires. « Une finale très cruelle, encore une fois pour l’Atlético », rappelle El Mundo en référence à la Coupe des Clubs Champions perdue en 1974 face au Bayern Munich. Au Stade du Heysel, Luis Aragones avait pensé donner la victoire aux Colchoneros en marquant à la 114eme minute de la prolongation. Hélas, comme samedi soir, un but à la 119eme minute signé Hans-Georg Schwarzenbeck venait offrir un « replay » aux Munichois qui l’emporteront facilement 4-0 deux jours plus tard. Un mauvais souvenir de plus pour les Matelassiers.

Ramos alias « Casque d’or »

Du côté de AS, les mots sont également dithyrambiques pour saluer la performance des hommes de Carlo Ancelotti. « La foi donne la dixième au Real », titre le célèbre quotidien pro-madrilène. « Le Real Madrid a mis fin à une incongruité, ajoute le média espagnol. Douze ans d’attente, c’est beaucoup trop long ! » Dans ce même journal, un édito d’un célèbre journaliste espagnol vient résumer la belle histoire du Real Madrid. Le titre est assez évocateur - « La Décima de Ramos » - car c’est bien l’homme qui a tout fait basculer. Comme Antoine Kombouaré face à ce même Real Madrid en 1993, le défenseur des Merengue est surnommé « Casque d’or » en référence à sa tête à la 93eme minute qui a permis à son club d’arracher la prolongation. L’auteur va plus loin et explique ce qui a été ressenti à l’intérieur même du stade : « Sergio s’est élevé dans le ciel de Lisbonne et a placé un coup de tête impérial, impossible pour le gardien belge de deux mètres, pourtant l’un des meilleurs d’Europe, d’aller le chercher. Ramos a provoqué un tremblement de terre dans les tribunes du Stade de la Luz… »

Le « Maudit Football Club »

En France, les compliments pleuvent également sur l’intensité d’une finale inédite entre deux clubs d’une même ville. « Depuis 2002 et une finale remportée contre le Bayer Leverkusen sur une volée inoubliable de Zinédine Zidane, le compteur du Real Madrid restait bloqué à neuf, peut-on lire sur Le Monde. C'est de très loin le record de victoires en C1, mais le dixième titre, la fameuse « decima », était une véritable obsession du club merengue. » L’Equipe évoque « une folle soirée madrilène » et fait dans le cliché cinématographique à l’heure de la clôture du festival de Cannes. « La palme pour le Real Madrid », titre ainsi le quotidien sportif français, qui rappelle que « le « Maudit Football Club », sobriquet des Matelassiers, est toujours d’actualité. »

football365.fr

Dimanche 25 Mai 2014 - 10:41



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