La propriété intellectuelle comme facteur d’émergence, selon le Directeur Afrique de l’OMPI



La propriété intellectuelle comme facteur d’émergence, selon le Directeur Afrique de l’OMPI
Du 3 au 5 novembre, Dakar accueille la conférence ministérielle africaine 2015 sur la propriété intellectuelle au service d’une Afrique émergente. A cinq (5) jours de l’événement, le Directeur du bureau Afrique de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) dont le siège est à Genève (Suisse), annonce les couleurs. Schématisant la rencontre en trois (3) tableaux, Marc Séry-Koré indique que «premièrement, (ils sont) venus pour pouvoir discuter avec les décideurs, les sensibiliser sur l’’importance de la propriété intellectuelle sur l’innovation parce que l’innovation est retenue au niveau des Chefs d’Etats et de gouvernements surtout au niveau de l’Union Africaine, comme le vecteur de la transformation économique de l’Afrique».
 
«Et comme notre mandat à l’OMPCI est de promouvoir l’innovation et la créativité à travers la propriété intellectuelle, nous pensons que cette rencontre est la meilleure des choses pour pouvoir sensibiliser sur l’importance de la propriété intellectuelle sur l’innovation et la créativité d’une Afrique qui se veut émergente. Cette émergence ne peut pas se faire sans innovation qui  créé la compétitivité et la valeur ajoutée », poursuit-il.
 
Selon lui, «l’idée, c’est qu’on ne fasse pas de cette rencontre comme une autre ou un espace de discussion mais il faut discuter pour aboutir à quelque chose de concret pour pouvoir faire bouger les lignes». Mieux, «en discutant avec les ministres, il s’agit de leur demander de prendre des décisions, de définir le cadre d’un environnement propice à l’innovation et la créativité en utilisant la propriété intellectuelle». «Donc, c’est beaucoup plus la mise en place de structures, des infrastructures et l’environnement juridique qui permettent de promouvoir la propriété intellectuelle, l’innovation et la créativité qui sont les facteurs de croissance».
 
Classé troisième dans le dernier index de l’innovation, le Sénégal a été choisi pour abriter la conférence. En ce sens, l’OMPI entend se baser sur «cette dynamique-là et sur les mécanismes déjà mis en place, pour pouvoir aussi faire comprendre que tous les pays Africains peuvent travailler à la promotion de l’innovation et à la créativité» surtout que «l’environnement juridique est déjà créé». Il s’agira dès lors d’«accompagner la mise en place des structures, développer les capacités». Car, marque, «la production du savoir dans les pays Africains est très faible». Et «l’instauration de centres de promotion de l’innovation qui peuvent permettre l’accès à l’information technique et scientifique très rapidement pour pouvoir combler ce déficit de production du savoir pour pouvoir faire la créativité et l’innovation» est à l’ordre du jour à Dakar.  
«La propriété intellectuelle a toute sa part dans le bousculement numérique», tient à souligner le Directeur Afrique de l’OMPI qui invite l’Afrique à saisir l’opportunité du bousculement au numérique «pour faire de la création pour pouvoir mettre du contenu à nous».  


Dans cet ordre d’idées, la conférence réunira des hauts responsables de l’élaboration des politiques y compris des ministres chargés des secteurs du commerce et de l’industrie, des sciences et des technologies, de l’agriculture, de l’industrie de la créativité et des communications,…


Jeudi 29 Octobre 2015 - 17:22



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