La réciprocité des visas : Un atout pour le Tourisme Durable et Responsable au Sénégal !!!

L’annonce de la réciprocité des visas entre le Sénégal et les autres pays occidentaux a fait couler beaucoup d’encre et de salive au milieu des journalistes et des hommes d’affaires. Certains sont allés jusqu’à incriminer Monsieur le Ministre du Tourisme et des Loisirs Youssou NDOUR d’avoir accepté l’adoption de ce projet de loi par l’assemblée nationale.



La réciprocité des visas : Un atout pour le Tourisme Durable et Responsable au Sénégal !!!
Cette mesure ne doit inquiéter personne car elle est une longue revendication du peuple sénégalais. Etant donné que les nouvelles autorités de la République du Sénégal ont opté pour « un Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple ».

C’est pour dire effectivement que ce gouvernement est à l’écoute des populations. Cette loi revêt un caractère populaire et légitime.

En outre la définition de la politique Extérieure du Sénégal doit donner à notre pays une crédibilité basée sur le respect des droits de l’homme. C’est aussi la vision du chef de l’état que traduit fidèlement son Ministre des Affaires Etrangères.

L’essentiel est que la réciprocité soit encadrée par des mesures d’accompagnement efficaces et efficientes à l’instar de ces Etats occidentaux.

Certes, la lenteur de notre administration avec laquelle il faut rompre, l’insuffisance de nos représentations consulaires, l’inassiduité et l’absentéisme de nos compatriotes dans les ambassades qu’il faut combattre, peuvent être des raisons pour s’inquiéter et s’interroger sur la pertinence de cette mesure. Mais le professionnalisme et la qualification de nos diplomates ne sont plus à démontrer. Avec le nouveau Ministre des Affaires Etrangères Monsieur Mankeur NDIAYE, diplomate chevronné et émérite, l’espoir est permis ; car, Il est capable de redorer le blason et de redonner à notre diplomatie son lustre d’antan à telle enseigne que cette réciprocité ne constituera pas un frein à l’investissement au Sénégal en général et au Tourisme en particulier.

L’obstacle majeur du tourisme au sénégalais est d’ordre budgétaire. Le montant annuel (moins de 3 milliards) alloué au tourisme est faible et dérisoire pour une activité qui constitue le deuxième secteur pourvoyeur de devises nationales. Cette enveloppe sert juste à assurer le budget de fonctionnement des structures administratives et parapubliques du tourisme. Par conséquent le montant alloué à la promotion devient très faible et réduit considérablement les chances de la visibilité de la Destination Sénégal devant ses concurrents du Maghreb et des autres pays de la sous-région.

La réciprocité des visas ne peut être un frein au développement du tourisme durable et responsable au Sénégal. Il suffit juste de mettre en place des mécanismes susceptibles de répondre aux exigences des voyagistes, des compagnies aériennes et des touristes.

Bien au contraire cette mesure peut booster le secteur touristique au Sénégal si une partie des fonds recouvrés (30% par exemple) serait affectée au budget du tourisme. Cette somme pourrait contribuer à la politique de communication, à la promotion, à l’ouverture ou la réouverture des bureaux et offices de tourisme dans certains pays émetteurs. Cette collecte de fonds pourrait également servir à la création de centres de formations touristiques, à la sensibilisation des populations locales, à l’entretien, à la protection , à la préservation des sites touristiques et au renforcement des moyens de la Police touristique du Sénégal.

La seconde difficulté du tourisme sénégalais réside dans la cherté des billets d’avions et des hôtels. Le transport aérien constitue le talon d’Achille de l’activité touristique au Sénégal. La billetterie impose aux voyageurs des taxations inadmissibles et inexprimables. Personne ne saurait la quintessence, l’utilité, la destination encore moins l’utilisation des ces taxes (RDIA). On sait qu’elle est la résultante d’une véritable politique de gabegie et de magouille instaurée par le défunt régime. Ces taxes doivent être révisées par le régime actuel pour rendre plus compétitive la destination Sénégal.

La réciprocité des visas est un atout pour qui veut faire au Sénégal, un Tourisme Haut de gamme. La filtration des entrées touristiques : renforce le tourisme durable, assure la sécurisation des sites touristiques et rehausse l’exploitation rationnelle de nos potentialités touristiques. Contrairement au tourisme de masses qui est une source de certains fléaux qui gangrènent le tourisme international.

La finalité du tourisme pour les pays récepteurs est de faire en sorte que les touristes soient de véritables consommateurs.

C’est pourquoi, la majorité des sénégalais et des promoteurs touristiques préfèrent une minorité qualitative de touristes qui consomment qu’une majorité quantitative de visiteurs qui ne consomment pas, qui polluent nos sites et spolient nos valeurs culturelles et sociales.

Hormis, la réciprocité des visas, l’Etat du Sénégal vient de satisfaire une vieille doléance longtemps posée sur la table par les promoteurs hôteliers. Il s’agit : de la cession des titres fonciers de la SAPCO aux hôteliers. Ceci, est une grande avancée pour l’essor touristique au Sénégal.

Avec ces titres fonciers, les hôteliers pourront mobiliser d’importants fonds auprès des bailleurs ou des banques pour améliorer la qualité des services proposés. Ces nouvelles attributions foncières leur serviront de garanties, de gages et d’hypothèques. Elles donnent plus de crédibilité et de confiance aux promoteurs touristiques devant les institutions financières nationales et internationales.

La nouvelle desserte du charter CORSAIR est un grain d’espoir pour la promotion et la fréquentation de la Destination Sénégal. Ce charter soulage les tours opérateurs et augmente le flux d’arrivées et de départ des touristes. Ce genre d’initiative, une fois démultiplié, favoriserait la charterisation de l’espace aérien sénégalais, casserait le monopole de certaines compagnies, diversifierait l’offre aérienne et rendrait accessibles les tarifs aux voyageurs.

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement de MACKY SALL dans le secteur touristique donnent de l’espoir, mais il reste beaucoup à faire pour assainir et relancer le Tourisme Sénégalais.

Pap. TOURE

Diplômé de Tourisme
Directeur Exécutif National Jëf Jël
Membres BBY Dagana
tourepape69@hotmail.com


Pap. TOURE

Mardi 8 Janvier 2013 - 11:30



1.Posté par mica2612 le 08/01/2013 19:06
et pendant ce temps au Maroc en Tunisie et ailleurs ..pas de visa !!
Personnellement je venais 7 à 8 mois par an depuis 3 ans.. Déjà la cherté de la destination Sénégal m'avait découragé .. l'absence d’amélioration notoire dans les infrastructures, le prix des resto, hôtels, villas décourage.. le Sénégal le sait .. regardez le nombre d'entrées perdues en 10 ans !! ailleurs cela aurait été un scandale.. mais là on regarde.. alors rajoutait le visa et vous aller voir votre tourisme durable !! Bon courage.. moi je pars a Marrakech !!

2.Posté par Lol le 09/01/2013 13:47
Pour moi c'est terminé. Dommage!!! A force de pas regarder la réalité en face les décisions prises sont stupides avec en prime un arrièrre goût d'orgueil mal placé. Vive le pragmatisme, n'oubliez pas d'arretez les travaux du nouvel aeroport IL NE SERVIRA A RIEN!!!!

3.Posté par nosset le 09/01/2013 14:00
je rejoins l'avis de mica; je vais en Casamance 3 fois par an pendant environ 5 mois au total pour des actions de développement dans un village; la nécessité de payer et d'obtenir un visa va obligatoirement me rendre impossible de continuer ces actions. De plus le tourisme au Sénégal, déjà en perte de vitesse, va subir le contrecoup de cette décision.

4.Posté par Perrot le 25/01/2013 13:21
Je suis venu 8 fois au Sénégal ces 5 dernière années . Je peux comprendre que l'on demande aux touristes de payer un visa encore faudrait il savoir combien 20 - 30 euros à mon avis se serait sans conséquence ... Au delà beaucoup pourraient choisir d'autres destinations pour leur vacances ...

L'essentiel étant de savoir ce que l'argent des visas deviendra . Si cet argent permet de développer les infrastructures et le développement touristique c'est parfait mais si l'essentiel est détourné par la corruption ou pour des projets qui n'aboutissent jamais c'est un non sens économique ... A vous de faire les choses correctement mes amis Sénégalais .

5.Posté par mica2612 le 06/03/2013 10:15
Non ce n'est pas le prix qui me rebute ( on est sur taxé par le gouvernement à l’aéroport ) mais le fait de perdre du temps en "paperasse". Par contre en terme de réciprocité il est vrai que c'est inacceptable sous prétexte de visa toutes ces formalités pour des sénégalais ( l'ensemble des africains en général ) pour venir 2 ou 3 semaines en France. Que l'on demande un garant pour le retour cela suffirait et serait plus dissuasif. ( que l'on ne me dise pas qu'aujourd'hui avec l'informatique on ne peut pas savoir qui ne repart pas comme prévu !! A charge au garant de s’expliquer avec les autorités français du pourquoi de l'absence de la personne. Moi perso je suis prêt a me porter garant car je sais que de nombreux sénégalais ont envie de visiter la France ( on faisait moins le difficile en 1940 pour les faire venir !! lol ) Enfin cela ouvrirait les yeux a tous ceux qui croit que la France est un paradis !! voila comme on lutte contre l’immigration clandestine en douceur !!

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