La saisie d'un avion d'Air Alger en Belgique provoque des turbulences

Dimanche 14 décembre, Alger a rappelé ses ambassadeurs en Belgique et aux Pays-Bas. Et en Algérie, les ambassadeurs de Bruxelles et de La Haye ont été convoqués au ministère des Affaires étrangères. Une tension diplomatique créée par la saisie d’un avion de la compagnie Air Algérie à l’aéroport de Bruxelles, vendredi dernier.



Un Boeing d'Air Algérie, photographié en octobre 2014 à l'aéroport de Lille-Lesquin, au nord de la France. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
Un Boeing d'Air Algérie, photographié en octobre 2014 à l'aéroport de Lille-Lesquin, au nord de la France. AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

L’affaire remonte à 2008. La compagnie aérienne Air Algérie signe un contrat avec une entreprise néerlandaise ; un contrat de vente de vieux appareils et de pièces détachées d'avions  d’un montant de 13 millions de dollars. Une caution de 2 millions est versée par l’entreprise néerlandaise à Air Algérie.

C’est là que le litige commence. La compagnie néerlandaise affirme qu’Air Algérie n’a jamais pu fournir les documents administratifs des avions. Quant à la compagnie algérienne, elle se plaint de ne jamais avoir été payée. La justice est saisie. La Cour internationale d’arbitrage condamne Air Algérie, qui refuse de rembourser la caution de 2 millions de dollars.

C’est pour cette caution qu’un avion d'Air Algérie a été saisi à l’aéroport de Bruxelles vendredi. Mais ça n’a pas plu aux autorités, qui ont rappelé leurs ambassadeurs en Belgique et aux Pays-Bas, et convoqué les ambassadeurs belge et néerlandais à Alger.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères algérien explique avoir fait part de son « étonnement » et de « l'incompréhension après la saisie de l’avion ». Selon Alger, toutes les voies de recours n’étaient pas épuisées. Les Affaires étrangères ont donc officiellement demandé à ce que la saisie de l’avion soit annulée.


Rfi.fr

Lundi 15 Décembre 2014 - 11:13



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