Lancement de la campagne de commercialisation de la pomme de terre

Le Paden (Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes), appuyé par la Coopération Canadienne, a procédé ce mercredi 08 avril, au lancement de la campagne de commercialisation de la pomme de terre. La cérémonie qui s’est tenue au Cices a été l'occasion, pour le Paden de revenir sur ses objectifs dans le cadre du Pracas (Programme d’accélération de la cadence pour l’agriculture au Sénégal), un des volets du Plan Sénégal émergent.



Lancement de la campagne de commercialisation de la pomme de terre
Pour cette première campagne, le but était de regrouper les différents acteurs, à savoir producteurs et commerçants, pour aboutir à la signature d’actes pouvant conduire à un meilleur approvisionnement du marché en pomme de terre. En effet, c’est suite à la forte demande de ladite denrée entre 2012 et 2015, qu’est née l’idée d’une union entre ces différents acteurs.
Pour Massamba Diop, coordonnateur du Paden, cette journée a été surtout, un moment de discussion, de partage des expériences mais aussi une occasion de présenter le cahier des charges de la filière pomme de terre dont les principales lignes consistent en l’amélioration de la qualité et en la satisfaction des besoins du marché local. Il a même affirmé que les producteurs locaux vont dépasser cette année, les 48.000 tonnes fixés par le PRACAS.

Ces prévisions ont été confortées par Mamadou Guèye, coordonnateur national de la filière pomme de terre. Selon lui, « la production attendue cette année est de 50.040 tonnes de pomme de terre » et ainsi, l’objectif de l’Etat qui était de 47.000 tonnes en 2017, sera largement dépassé. Il ajoute même que, avec le gel de l’importation, la production pourra satisfaire le marché jusqu’au mois de juin.  

 Néanmoins, cette grande production, aussi satisfaisante qu’elle puisse être, n’est pas sans conséquences puisqu’il faudrait, en effet, pouvoir la stocker et l’écouler. A ce sujet, M. Guèye qui a appelé l’Etat à prendre en charge cette question, a préconisé la mise en place de magasins à la disposition des producteurs pour qu’ils puissent y stocker leurs produits. Selon lui, cela permettra de réguler le marché et d’éviter des « incidences fâcheuses pour les agriculteurs ». 

Le directeur de l’Agence de régulation des marchés (Arm), Amadou Abdoul Sy, a toutefois rassuré que tout se passait bien jusque-là. Il invite quand même les producteurs à être leurs propres régulateurs. De son côté, Ndèye Diouf Ndiaye, conseillère technique au ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural a soutenu qu’il est important de « vendre avant de produire », surtout que ajoute t’elle, le Sénégal songe à exporter sa pomme de terre dans la sous-région, sans oublier le marché international.
 

Sokhna Alima S. Mbaye (Stagiaire)

Jeudi 9 Avril 2015 - 14:07



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