Le Burkina Faso a voté dans le calme, les résultats du scrutin attendus jeudi

Les résultats des élections législatives et municipales organisées le 2 décembre sont attendus d'ici jeudi. Ce double scrutin qui avait valeur de test pour le régime de Blaise Compaoré s'est déroulé dans le calme. Cependant certains partis de l’opposition, dénoncent des dysfonctionnements dans la province du Kadiogo, celle où se trouve la capitale, Ouagadougou. Ils mettent en cause la façon dont la Céni a géré cette journée. Des accusations rejetées par cette dernière, même si elle reconnaît avoir rencontré quelques problèmes.



Une femme glisse son bulletin de vote dans l'urne dans un bureau de vote à Ouagadougou, le 2 décembre 2012.
Une femme glisse son bulletin de vote dans l'urne dans un bureau de vote à Ouagadougou, le 2 décembre 2012.
Disparition de matériel électoral à Ouagadougou et dans certaines localités du pays, destruction d’urnes et de bulletins de vote à Banfora, insuffisance du matériel de vote. Ce sont la quelques difficultés constatées par les différents partis de l’opposition au cours du scrutin. Des anomalies liées à la nature de ces élections selon Nathanaël Ouedraogo, directeur national de la campagne de l’UPC, l'Union pour le changement :

« Nous n’avons pas toutes les données, c’est-à-dire l’ampleur de certains phénomènes. Donc il est important que nous soyons prudents et vigilants. Nous pensons que globalement l’élection s’est bien déroulée aujourd’hui pour le peuple burkinabè qui pour la première fois participait à des élections couplées ».

Maître Barthélémy Kéré, le président de la Céni, la Commission électorale nationale indépendante, a expliqué que certaines difficultés étaient liées à la fusion de certains bureaux. Mais dans l'ensemble, le bilan de la journée de vote est plutôt satisfaisant.

Jean Léonard Compaoré, directeur national de la campagne, membre du CDP, Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti au pouvoir, est du même avis.

Tous les partis politiques de l’opposition que nous avons contactés à la clôture du vote, ont salué la tenue de ce scrutin dans le calme. Amadou Traoré, chargé de l’administration et la communication de l’UPR, l’Union pour la République affirme que « ces petites difficultés ne peuvent pas entacher la crédibilité du scrutin. Il est tout à fait possible pour chacun de gagner, malgré cela ».

Dans les différents états-majors des partis politiques, les dirigeants et militants ont suivi l’évolution des dépouillements, à travers leur propre système de communication.
Source: RFI

Dépêche

Lundi 3 Décembre 2012 - 10:34


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter