Le Burkina Faso autorise l'expertise des restes de Thomas Sankara

Le gouvernement du Burkina Faso a pris un décret portant « autorisation d'exhumation et d'expertises » des restes de l'ex-président Thomas Sankara. C'était l'une des promesses faites par le président Michel Kafando à son investiture, il y a quatre mois. La famille avait enclenché, en octobre 2010, une procédure sur la reconnaissance officielle de la sépulture du père de la révolution burkinabè, assassiné en 1987 lors du coup d'Etat qui a porté au pouvoir l'ancien président Blaise Compaoré.



Un membre de l'opposition brandit un portrait de Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè, lors d'un meeting en novembre 2014. AHMED OUOBA / AFP
Un membre de l'opposition brandit un portrait de Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè, lors d'un meeting en novembre 2014. AHMED OUOBA / AFP

Selon le gouvernement burkinabè, l'adoption de ce décret permet aux ayants droit du président Thomas Sankara, « d'ouvrir la tombe supposée contenir son corps et de procéder à toutes expertises nécessaires à l'identification ».

Au cours d'une rencontre avec la société civile, le président Michel Kafando avait affirmé que le gouvernement et la famille Sankara avaient trouvé un accord  sur les modalités d'expertise de la supposée tombe du capitaine Thomas Sankara. Mais dans un communiqué, la famille Sankara soutient qu'elle « n'a reçu aucun contact officiel et que, bien entendu, aucun accord n'a pu intervenir » avec le gouvernement dans le cadre de ce dossier.

La veuve de Thomas Sankara réaffirme tout de même « sa disponibilité à discuter des modalités » concernant le « dossier juridique et les travaux légistes ». La famille  du président Thomas Sankara invite par ailleurs les autorités de la transition à tourner la page de l'impunité et de lancer les investigations conformément à la décision onusienne. Enfin toujours selon la famille, le dossier doit être traité dans le cadre d'une procédure d'instruction qui devra aboutir à la manifestation de la vérité dans cette affaire.


Rfi.fr

Jeudi 5 Mars 2015 - 11:11



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