Le Canard Enchaîné épingle une nouvelle fois les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie

Les parents de Michèle Alliot-Marie ont acheté les parts d'une société civile immobilière à l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled, un proche de l'ex-président Ben Ali pendant les vacances de leur fille en Tunisie à Noël dernier. C'est ce que révèle l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné ce mercredi 16 février 2011. La ministre française des Affaires étrangères est rattrapée une nouvelle fois par son voyage controversé de décembre en Tunisie.



Le Canard Enchaîné épingle une nouvelle fois les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie
C’est une nouvelle révélation délicate pour la ministre des Affaires étrangères. Mise en cause pour ses vacances tunisiennes, trois semaines avant la chute du régime tunisien, Michèle Alliot-Marie est de nouveau dans la tourmente. Le journal satirique affirme que les parents de la chef de la diplomatie française ont conclu une transaction financière d'environ 325 mille euros avec l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled, celui-là même qui avait transporté à bord de son jet privé la ministre et sa famille.

Bernard Marie et son épouse étaient déjà associés minoritaires dans la société civile immobilière IKRAM dont étaient propriétaires Aziz Miled et son fils Karim.

Michèle Alliot-Marie est aussitôt venue au secours de ses parents. Dans un communiqué elle s'élève contre les «excès» des nouvelles attaques contre elle, «qui ne grandissent pas ceux qui s'y prêtent». «Leur vie privée leur appartient. Les acquisitions qu'ils effectuent pour eux-mêmes ne concernent qu'eux, et personne d'autre», souligne-t-elle quelques lignes plus loin.

Mardi 15 février au soir, le père de Michèle Alliot-Marie s'est expliqué sur cette transaction, en affirmant qu'ils étaient, lui et sa femme, «seuls responsables de cette affaire», dédouanant ainsi sa fille.

L'opposition est remontée au créneau pour demander à nouveau la démission de la ministre des Affaires étrangères. Le député socialiste Pierre Moscovici est sans concession : «le fond de l'affaire, c'est que Michèle Alliot-Marie n'est plus capable de diriger la diplomatie française, elle est discréditée» a-t-il déclaré mardi soir, après ces nouvelles révélations.

L'Elysée ne fait pour l'instant aucun commentaire. Ces nouvelles turbulences pour Michèle Alliot-Marie risquent de lui coûter cher. Dans un sondage IFOP pour Paris Match publié lundi 14 février, donc avant ces dernières révélations, elle avait chuté de 17 points.

Par RFI

Mercredi 16 Février 2011 - 09:38



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