Le FMI suspend son appui financier à la Guinée-Bissau

A la base de cette décision jugée très dure, le décaissement début mai de 35,2 milliards de francs CFA environ (63 millions d’euros), par le gouvernement déchu, des comptes de l’Etat pour acheter l’ensemble des dettes du secteur privé. Et cela sans tenir compte des garanties juridiques ou de son impact sur l’économie du pays et des engagements qui lient la Guinée-Bissau avec ses institutions financières internationales.



Le FMI suspend son appui financier à la Guinée-Bissau
Le Fonds monétaire international, un des principaux partenaires financiers du pays, a déclaré à l’issue d’une mission de deux semaines, avoir suspendu son appui financier à la Guinée-Bissau. Selon le ministre de l’Economie et des finances, Henrique Horta dos Santos, le FMI n’est pas la seule institution à imposer une telle mesure, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne (UE) ont annoncé la même mesure.

Le Premier ministre, Baciro Djá, considère que « le FMI met le gouvernement de la Guinée-Bissau en situation d’alerte ». La situation empêche le nouveau le ministre de l’Economie et des Finances, Henrique Horta dos Santos, de fermer l’œil. La justice sera saisie, a-t-il promis.

« Si le Fonds nous tourne le dos, ça veut dire que vous n’êtes pas un bon gestionnaire. En d’autres termes, c’est-à-dire ça veut dire que vous avez été un mauvais élève, avance-t-il. Ça veut dire que vous avez fait une gestion qui mérite d’être sanctionnée. Pour ça, vous allez payer. Le prix ? On va le voir, c’est la justice qui va donner ça ».

Les nouvelles autorités ont pris un certain nombre de mesures pour relancer l’économie : la hausse des taxes et des impôts sur certains produits de consommation courantes, le tabac et l’alcool notamment, et identifier les secteurs susceptibles de faire davantage de recettes.

Source : Rfi

Khadim FALL

Dimanche 3 Juillet 2016 - 09:58



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