Le G7 maintient sa pression sur la Russie

Le sommet du G7 s'est ouvert ce dimanche 7 juin en Allemagne. Pendant deux jours, les puissants de la planète se donnent rendez-vous au château d'Elmau, un hôtel de luxe situé dans les Alpes bavaroises. Lors de cette première journée, les dirigeants se sont penchés sur le cas de la Russie et de l’Ukraine.



Le G7 maintient sa pression sur la Russie

Le premier message de ce sommet a été clairement adressé au président russe Vladimir Poutine. Après l’avoir exclu du cercle des principales puissances industrielles depuis l’annexion de la Crimée en mars 2014, le G7 continue de faire pression sur la Russie. « Sans le respect des accords de Minsk, les sanctions contre la Russie seront maintenues », ont ainsi déclaré Angela Merkel et Barack Obama à l’issue d’une rencontre bilatérale. Lors d’une conférence de presse séparée, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a appelé le G7 à « confirmer son unité » sur les sanctions contre la Russie.

La journée avait commencé par une fête populaire dans le village de Krün, où Angela Merkel et Barack Obama ont pris un bain de foule. Le président américain en a profité pour déguster des saucisses et la bière locale, sans alcool. « Vous savez, lorsque j'ai appris que le G7 aurait lieu en Bavière, j'avais secrètement espéré que ce serait pendant la fête de la bière en octobre, a plaisanté Barack Obama. Mais bon, il y a toujours une bonne occasion de boire une bière et de manger une saucisse blanche. Ici, c'est vraiment le meilleur endroit pour célébrer l'amitié solide entre nos deux peuples. »

La crise grecque s’invite au sommet

Cet après-midi, les sept dirigeants ont enchaîné deux séances de travail, officiellement consacré à l’économie et au commerce. L’occasion d’évoquer le cas grec, qui ne figurait pourtant pas à l’agenda de cette rencontre. Le président Obama a ainsi appelé ses partenaires à se pencher sur les moyens de « maintenir une Union européenne forte et prospère ». Plus tôt dans la journée, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé le gouvernement grec à présenter rapidement de nouvelles propositions de réformes, visiblement agacé par le dernier discours du Premier ministre Alexis Tsipras devant le Parlement : «Je n'ai pas de problème personnel avec Alexis Tsipras. Il était mon ami. Il est mon ami. Mais pour maintenir une amitié, il faut respecter quelques règles de base», a prévenu Jean-Claude Juncker.

En marge de ces réunions officielles, les altermondialistes ont quant à eux poursuivi leurs manifestations. Mais ils sont de moins en moins nombreux. A la veille du second jour du sommet, le mouvement anti-G7 a perdu son souffle.


rfi.fr

Dimanche 7 Juin 2015 - 18:53



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