Le Lesotho plongé dans une crise politique



Le Lesotho plongé dans une crise politique

s pourparlers urgents étaient en cours jeudi pour sauver la fragile coalition au pouvoir depuis trois ans dans le petit Etat du Lesotho, au milieu de craintes de coup d'Etat ou d'un retour aux violences du passé.

Trois des principaux partis tenaient une réunion de crise dans la capitale Maseru pour sauver la coalition au bord de l'éclatement, sous la houlette du Conseil chrétien du Lesotho, partenaire mineur au sein de cette coalition.

Ce petit parti souhaite une nouvelle coalition qui exclurait le Premier ministre Thomas Thabane.

Ce dernier a riposté en suspendant provisoirement le parlement, avec l'accord du roi, une mesure qui lui permet d'échapper à un vote de confiance des députés.

Cette situation de crise a suscité un avertissement de l'Afrique du Sud, au milieu duquel est enclavé ce petit royaume montagneux.

"Le gouvernement d'Afrique du Sud observe avec inquiétude l'évolution de la situation politique et sécuritaire du royaume du Lesotho, qui a eu pour résultat la suspension du parlement", a indiqué jeudi Pretoria dans un communiqué.

Pretoria se dit aussi "très préoccupé par les mouvements inhabituels des forces armées du Lesotho dans la capitale, Maseru."

L'Afrique du sud "ne tolérera aucun changement de gouvernement de façon anti-constitutionnelle dans la région", poursuit le communiqué.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, la situation était cependant calme à Maseru et l'activité normale.

Le Lesotho est coutumier des crises politiques et des interventions de ses voisins.

En 1986, le régime d'apartheid en Afrique du Sud avait fomenté un coup d'Etat dans ce pays pour l'empêcher de servir de base aux activistes de l'ANC.

Et en 1998, après des violences post-électorales, l'Afrique du sud et le Botswana s'étaient engagés dans une invasion du royaume, laissant la capitale en ruines.

Enfin, au cours des dernières décennies, le pays a été le théâtre de plusieurs tentatives d'assassinats politiques.

Cependant, les dernières élections de 2012 s'étaient déroulées relativement dans le calme, aboutissant à la formation d'un gouvernement de coalition.


SlateAfrique

Vendredi 20 Juin 2014 - 10:45



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