Le Mali et le spectre de l'enfer de 2012

Deux villes prises par les rebelles Touaregs et l'armée en totale déroute dans le nord.



Le Mali  est-il en train de revivre les pires moments de 2012, lorsque ce pays était plongé dans le chaos et qu’il était menacé de partition? La question se pose depuis les violents affrontements de samedi dernier entre l’armée malienne et les groupes rebelles touaregs duMouvement national de liberation de l’Azawad  et du Mouvement arabe de l’Azawad, à Kidal, dans le nord du pays.

Kidal, une ville que le MNLA dont le MNLA a affirmé, mercredi, avoir pris le contrôle de même que plusieurs autres localités environnantes. Les Nations unies ont également confirmé la prise de la ville de Ménaka, à 600 kilomètres de Kidal.

«Les villes de Kidal et de Ménaka sont maintenant sous le contrôle du MNLADes mouvements du MNLA ont également été rapportés à Anefis et Aguelhoc, entre autres», a déclaré jeudi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU

Cette information a été démentie par les autorités de Bamako, qui affirment que leurs positions sont intactes à Tessalit, Aguelhoc, Gao ou Tombouctou.

«Ce qu'il faut maintenant, c'est un cessez-le-feu (...) revenir très vite à la situation antérieure» à la reprise des combats le 17 mai, a souligné le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous.

Les combats ont éclaté le 17 mai à Kidal entre forces maliennes et groupes armés touareg, à l'occasion d'une visite du Premier ministre Moussa Mara. Environ 45 soldats français étaient présents mais leur rôle s'est borné à assurer la sécurité du Premier ministre malien. 

L'Etat malien n'a jamais réussi à complètement reprendre pied, à Kidal, un fief important du MNLA, malgré l'offensive lancée en 2013 par l’opération française Serval.


slateafrique

Vendredi 23 Mai 2014 - 12:12



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