Le Mali et son modèle économique marocain

Le roi du Maroc est à Bamako depuis mardi18 février pour une visite d'Etat de cinq jours. Mercredi, un Forum économique a réuni une centaine d'homme et de femmes d'affaires maliens et marocains.



Des vendeurs de rue devant un poster géant du roi Mohammed VI et du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 février 2014 à Bamako.
Des vendeurs de rue devant un poster géant du roi Mohammed VI et du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 février 2014 à Bamako.

Ministres, femmes et hommes d’affaires, décideurs maliens et marocains, ils étaient plus d’une centaine à ce forum. Objectif, promouvoir une collaboration solidaire et partagée entre le Mali et le Maroc, et ce dans plusieurs domaines.

Pour Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office des hydrocarbures et des mines du Maroc, « il y a des perspectives, par exemple, dans le domaine de l’énergie, avec le renforcement et le développement des interconnexions régionales pour assurer une meilleure croissance, le développement des infrastructures qui sont essentielles, qui sont un soubassement pour un développement, et pour pouvoir bâtir en fait, des développements sectoriels particuliers. »

« Maroc vert »

Les femmes et hommes d’affaires maliens sont, de leur côté, prêts à saisir ces opportunités, comme le confirme Cyril Achcar, président de l’Organisation des industriels du Mali  : « On savait le Maroc une star de l’Afrique. Je crois qu’aujourd’hui ils nous ont donné les moyens, ils nous ont donné les arguments, ils nous ont montré que tout était réfléchi chez eux. Et j’ai retenu ce mot : le 'Maroc vert'. J’espère entendre parler du Mali vert à partir de demain. »

Présente à ce rendez-vous économique majeur, la ministre malienne des Finances et de l'Economie, Mme Bouaré Fily Cissoko, confirme cet optimisme général et évoque les affaires potentielles : « Je pense que les opportunités en matière d’industrialisation, que l’expérience du Maroc avec les phosphates, nous donnent quelques idées par rapport à ce qu’on pourrait faire pour améliorer ce que nous faisons aujourd’hui avec l’or, et peut-être demain les autres minerais qu’on va prospecter ou identifier.

Au-delà de ce secteur, il y a toute l’ingénierie financière dans laquelle les Marocains sont assez rompus, puisqu’ils arrivent à trouver le financement de l’ensemble de leurs projets de façon endogène, ou en ayant recours à des ressources extérieures. »

Source : Rfi.fr
 



Jeudi 20 Février 2014 - 10:29



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