Les Nigériens se savaient dans la ligne de mire des jihadistes mais ils n'en sont pas moins sous le choc. « Il n'y a pas de mot pour expliquer ces violences barbares », déclarait le maire d'Agadez jeudi à RFI.
Car s'il y a eu plusieurs enlèvements d'occidentaux en 2009, 2010 et 2011, le Niger n'avait jamais été visé sur son sol par une attaque kamikaze, qui plus est une double attaque meurtrière et simultanée, à Agadez et Arlit, le poumon économique du pays.
Hier, les assaillants avaient des cibles claires : les forces armées nigériennes et la Somaïr, une filiale d'Areva. Autrement dit, le Niger et la France, deux acteurs militaires engagés contre les jihadistes ces derniers mois.
Des frontières difficiles à sécuriser
Au début de la guerre au Mali il y a un an et demi, le Niger comme d'autres pays voisins avait renforcé le contrôle de ses frontières. Seulement, impossible de sécuriser des milliers de kilomètres de désert, reconnaissent les autorités qui savent bien que des véhicules suspects transitent régulièrement au nord du pays sans pouvoir toujours être interceptés.
Selon le ministre nigérien des Affaires étrangères, ces attaques sont la preuve que les terroristes disposent encore de ressources et notamment de bases dans le sud libyen. La preuve aussi que la coopération internationale déjà en place doit être renforcée et peut-être adaptée à la nouvelle menace kamikaze.
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