Le PDS dans l’impasse et vers le chaos : Wade un candidat par procuration.



Le PDS dans l’impasse et vers le chaos : Wade un candidat par procuration.
Chers frères de parti,

Je vous prie de me lire attentivement et après avoir cogité longuement de prendre votre courage et votre destin en main. L’heure du réveil a sonné.
Je me propose d’apporter ici une modeste contribution sur l’état actuel de notre parti et de sa mouvance à l’orée des joutes électorales de Février prochain, élection à nulle autre pareille au vue des énormes enjeux de l’avenir. Dés lors il n’est permis à aucun sénégalais lucide de se soustraire de ses responsabilités.

De prime à bord, il est nécessairement important de souligner que nous n’avons plus de parti mais plutôt un puzzle (un groupe de frustrés aux intérêts radicalement antagonistes) dont Me Wade seul détient le secret de l’assemblage. Et vraisemblablement l’heure de la fin s’annonce. La jeunesse libérale, les femmes comme les adultes sont en ordre dispersé. La bataille qui s’annonce sera désorganisée voire fratricide jusqu’à la plus petite échelle territoriale car les responsables adultes constituent pour l’essentiel une armée de généraux, à la mexicaine et plus souvent des généraux sans caserne ni minutions (c’est-à-dire ceux qui n’ont pas base politique), des flagorneurs, passant tout leur temps à tromper, encore tromper le président.

Le contexte de 2012 présente bien des similitudes avec ce qui s’est passé le 06 Juin1886 à la bataille de Guilé(1) et Wade, bon cayorien risque de subir le sort du Damel Samba Laobé Fall car ses généraux sans caserne ni munitions qui l’entourent manquent de disposition tactique de conviction et ne sont pas disposer à mourir pour lui. Les troupes de Me Wade vont lâcher pied, accéléreront leur mouvement rétrograde et l’abandonneront au fur et à mesure qu’on s’approche du 26 Février 2012. Ce sera un sauve-qui-peut général, un « effet de théâtre » pour paraphraser une expression chère au maréchal Soult sur Waterloo 17 Juin 1815. C’est bien dommage que le parti ne regorge pas assez de paladin, à l’image de Moussé Boury Déguène Dieng(2) pour éviter à ce vieux leader charismatique, un Waterloo sous nos tropiques.

Quant aux caciques du PS qui infestent notre parti, ils vont changer de fusil d’épaule aux premiers coups de sommation comme à l’accoutumé. Ils sont de véritables caméléons et changent de couleur au grès de leurs intérêts crypto personnels. Ils ne croient pas à Wade qu’ils ont affublé de toutes les épithètes dans un passé récent. N’est ce pas c’est Madame Aida Mbodji initiatrice de l’opération de mystification « ma carte, ma caution » qui disait que « borom guémigne gou mook gui doufi falou moukke» l’homme à la bouche édentée ne sera jamais président dans ce pays en faisant allusion à Wade. Il en est de même des partis de la mouvance présidentielle qui, comme nous le savons tous, ne drainent pas assez de militants et ne peuvent pas gagner aux niveaux de leur base respective. Que dire du Pr Iba Der Thiam(3) avec son mouvement « abdo gnou doy ». Ces brefs rappels consistent à leurs administrer la preuve que nous sommes bien loin d’être amnésique. Et ultérieurement nous dresserons un à un le tableau de tous ces histrions.

Certainement, ils vont m’opposer l’argument de l’heure, que l’heure est à l’unité autour du candidat Wade pour sa réélection, de taire les opinions gênantes, par contre les carents vont répondre par des injures. Mais la réponse est très simple, il n’y a jamais eu d’unité et il n’y en aura pas, les intentions d’unités prononcées de façon sporadique par certains responsables de St- Louis, de Kébémer et bien d’autres localités du pays frisent le ridicule. Nous croyons plus aux actes qu’à la parole et l’heure de poser des actes sérieux dans ce sens est dépassée. Au demeurant, le Président Wade a lamentablement perdu le contrôle de sa jeunesse qui constituait ses leviers et ses bras séculiers. L’Ujtl n’étant pas encore une réalité et n’existant que de nom, n’est donc nullement en mesure d’assurer une quelconque victoire. Cette instance des jeunes ne fonctionne pas à cause du manque de dynamisme et de sérieux qui règnent au sommet.

Le « tassaro » de Benno siggil sénégal dont certains libéraux se délectent n’est pas un fait nouveau. En réalité le « tassaro », l’éclatement fut d’abord l’apanage du Pds avec les départs conséquents de deux numéros 2 du parti, d’abord Idrissa Seck ensuite Macky Sall et récemment Aminata Tall la dame de fer, Cheikh Tidiane Gadio et bien d’autres militants et militantes de première heures, de jeunes engagés, tous, avec d’immenses sacrifices consentis jusqu’à l’avènement de l’alternance mais emporter par l’accumulation de frustrations, de manque de reconnaissance et de promesses d’emploi jamais tenues. Et il ne faut surtout pas occulter un fait majeur, les formations politiques naissantes ainsi que les multitudes de candidatures annoncées recrutent à partir de nos rangs inorganisés.

La situation actuelle du Parti impose à tout homme indépendant et libre d’esprit, soucieux de l’avenir du pays et plus particulièrement la jeunesse, espoirs du Sénégal d’élever la voix comme disait Hugo « Honte aux penseurs qui se taisent » et d’engager le combat pour prendre date avec l’histoire. Pour reprendre Louis Althusser(4), « Que les bouches s’ouvrent », « Pas de mannequins dans le parti » disait M. Thorez. Notre parti souffre d’une liberté d’expression et qui ose parler, s’expose à des menaces ou des privations de gros avantages et privilèges que d’aucuns ne peuvent tourner le dos.

Par ailleurs, le cas Karim Wade retient notre attention, nous reviendrons plus largement sur cet homme, son mouvement la Gc et de sa gestion calamiteuse des maigres ressources du pays. Nous savons tous qu’il n’a jamais inhalé de gaz asphyxiante du temps de l’opposition, ni affronté les forces de l’ordre, ni séjourné à la citadelle du silence pour la cause du parti à l’instar de « Goordui, Ngorsi, Ndawsi oubien Ngonési ». Il est aujourd’hui propulsé au rang de numéro 1 du Pds et potentiel président… Me Wade est un candidat par procuration, voté pour lui, c’est élire un autre. Et mon intime conviction est que : si Wade passe en 2012, le mandat sera celui du septennat de Karim Wade. « Fal Wade 2000, falate ko 2007, Falati ko 2012, moy diokh réewmi Karim». Elire Wade en 2000, le réélire en 2007, le réélire encore en 2012 équivaut à remettre ce pays entre les mains de Karim Wade. Que personne ne se fasse d’illusions là dessus.

Le doyen Madia Diop ancien Sg de la Cnts aimait pendant les moments de revendication qui portaient sur les salaires sous le régime de Diouf rappeler cette célèbre phrase « à travail égale, salaire égale ». De cette belle formule on peut déduire « à militantisme égale, mérite égale » hors justement Karim Wade n’a aucun passé de militantisme reconnu dans le parti et par conséquent n’a aucun mérite pour occuper sa posture actuelle auréolée de privilèges sans précédent, champion du gâchis et de la mal gouvernance. Qu’en est-il des responsables qui ont cumulé plus de deux décennies de militantisme au parcours remarquable? Dés lors à quoi bon militer dans un parti ? En tout cas, pas pour occuper éternellement des seconds rôles. Un soldat qui s’enrôle dans l’armée comme 2ème classe, c’est pour au fil des ans, aspirer devenir général. N’est ce pas cet adage Wolof qui dit « kouy défar ndiowane fékhlo takh ». Cette promotion facile se passe en même temps, qu’une frange importante de responsables du parti, lui ont fait acte d’allégeance.

Un Papa Birame Ndiaye promu à ce niveau de responsabilité dérangerait moins au vue de son parcours remarquable. Un Modou D Fada ainsi que d’autres qui font parti de ces figures de preux, bombardé à une telle position à l’instar de Karim Wade, poseraient moins de remous. Seulement que depuis son retour au gouvernement, Modou D Fada adopte la stratégie du « waaf » esquive « rek » sur toutes les questions les plus brulantes on l’entend jamais, il est devenu si muet. Mais ce mutisme ne risquerait-il pas d’impacter négativement sur son baromètre politique après 2012 ? Pape Diop, quant à lui est un homme de consensus, il représente indubitablement la roue de secours et serait, à mon humble avis un bon candidat pour le Pds au regard de son parcours, sa discrétion, son sérieux et son calme olympien mais combattu farouchement depuis un certain moment. D’aucuns me rétorqueront qu’il est peu combatif, moins diplômé et plus fort dans les affaires qu’en politique. Mais avec une très bonne équipe de jeunes, de femmes et d’adultes, représentatifs, compétents et chevronnés mais aussi de Pds authentiques à l’image des figures de preux sus nommées autour de Pape Diop, reposant sur une démarche inclusive qui n’écarte personne, idem pour les alliés, sans perdre de vue, l’acquisition d’un bon projet de société, la satisfaction de la demande sociale et l’emploi des jeunes, notre parti pourrait rebondir et assurer son maintien sur le haut du pavé en 2012.

Cependant les plus en vue sur la scène politique sont des bouffons à l’image de Farba Senghor, de Serigne Mbacké Ndiaye, ce mauvais comédien, transfuge du parti socialiste. Ils incarnent tous la médiocrité et apportent plus de mal que de bien au parti. A l’opposé, Me Wade a approfondie la démocratie et ses hauts faits d’armes dans l’opposition font que son mérite ne souffre d’aucune contestation, il nous a inspiré ainsi que beaucoup de jeunes de ce pays dans la lutte, le refus, la patience dans l’endurance. Nous lui conservons à vie notre reconnaissance. Lui qui prônait que : « devant l’arbitraire, il faut s’opposer physiquement ». C’est un grand homme, un grand constructeur et il a construit. Son bilan est digne d’éloge mais l’heure de prendre la retraite dans la vie politique a sonné. Et les raisons qui fondent mes propos ne sauraient être démontrées entre quatre mûrs par discipline militante. (86 +7=93 ans htva à cette âge et prétendre pouvoir administré ce grand pays me semble incongrue).






Cheikh Ndoye Sg Clc de l’Ujtl de Pout.

Lundi 26 Décembre 2011 - 10:56



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